Ütopia

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« Reste, je t’en supplie, reste. Tu ne comprends pas? J’ai besoin de toi. J’ai besoin de t’arracher le coeur, comme tu l’as fait jadis avec le mien. J’ai besoin de te voir agoniser à chaque coup que je te porte. J’ai besoin d’ignorer ta douleur, besoin d’être une sirène cruelle et insensible, besoin d’être un monstre sans coeur. Tu ne comprends donc pas? J’ai besoin de te détruire, qu’il ne reste plus rien. Qu’il ne reste plus rien, pas même un souvenir de toi. Pas même un sentiment d’attachement. Pas même une pointe de haine. Juste de l’indifférence. Et c’est uniquement à ce moment la que je te laisserai partir. Parce que ta déchéance m’aura reconstruite. Laisse moi mettre un terme à ce « nous » dégoûtant d’une belle manière, à l’image de ce qu’il a toujours été: un gouffre d’indifférence, illusoire et glacé.»

« Si les hommes s’accrochent aux souvenirs, c’est parce que se sont les seules choses qui ne pourront jamais changer »

 » La peur, la peur, est ce que c’est une raison pour monter la barre aussi haut? En étant si bien, si exigeante personne ne peut t’atteindre. Pourquoi est ce que tu dois toujours repousser les limites? Pourquoi est ce que tu ne peux pas accepter d’être un être humain normal, qui crie, pleur, hurle, meurt de jalousie, qui puisse devenir fou et n’hésite pas à  râler et s’engueuler violemment? Pourquoi est ce qu’il faut toujours que tu aies la froideur d’un ange? « 

« Ça m’est tombé dessus, comme ça. Je ne l’ai même pas vu venir et d’un coup d’un seul j’étais dépassé. J’étais devenu le pantin d’un autre connard de dieu qui s’amusait à bousiller ma vie comme si il n’avait pas assez de la sienne. Je ne sais pas. Mais c’était comme ça. J’ouvrais les yeux, abandons, départs, pertes. Jusqu’à ce qu’il n’y est plus personne et que j’entende un  » maintenant, les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer » dans ma tête. Mais moi tout ce que je savais c’est qu’à cause de ses conneries j’avais mal. Mal à m’en arracher les poumons à chaque inspiration. Mal à en crever et à emporter le monde avec moi. Parce que je n’aurais pas supporté de voir quelqu’un d’heureux en face de moi. Pas supporté de voir tout ces sourires, ces rires, ces amitiés superficielles et ces couples roucoulant stupidement sur les trottoirs. J’ai pêché, j’ai tout détruit. Mais ce n’est pas de ma faute… »

«  Je danse jusqu’à rire, je prie le jour de ne jamais revenir. Je danse jusqu’à rire, la nuit la vie est moins pire. J’ai moins peur à vrai dire des vampires que de ton souvenir… »

 

Le changement. C’est tout en monde. Tout un symbole. C’est tout un univers qui tremble qui et qui frissonne. Toute une vie qui retient son souffle. C’est toute une vague d’espoir et de volonté qui s’insuffle à vos dépends et vous dit « continue, tu n’as plus le choix il n’y a personne pour te retenir maintenant ». C’est tout un assemblage d’artères et de ventricules qui palpitent furieusement dans votre cœur, jusqu’à le faire battre toujours plus vite toujours plus fort, toujours plus loin, toujours plus dangereusement, toujours plus incontrôlable, toujours sur le fil du rasoir. C’est tout ce sang secrètement en ébullition, tout se sang qui se déchaîne douloureusement comme un torrent brûlant dans vos veines. L’attente, les yeux fermés, comme si par ce simple geste on pouvait ralentir la cadence de la machine, avoir une emprise sur le temps qui passe, sur les hommes qui viennent et qui tracent une ligne éphémère sur les contours de votre âme avant de disparaître comme l’aurait fait de simples fantômes. Le changement, c’est une grimace, peinte au marqueur noir sur notre joli visage de poupée fragile. De peur de souffrance ou de joie, on ne saurait le dire. C’est le lot commun de l’homme. Ce moment tant attendu ou le maître de la terre, supérieur à tous par sa vertu et son intelligence hors norme prend enfin son envol pour se construire sa propre vie, on his own.

Mais je n’ai jamais été douée pour y faire face ; Si j’ai un jour prétendu le contraire, je vous ai menti. Je vous ai menti parce qu’il est toujours plus facile de se cacher faiblement derrière de grands discours et de grands airs intouchables plutôt que de dire «  merde, je suis dépassée. Tu m’entends ? Je ne contrôle plus rien, ça va trop vite, trop loin et bon sang qu’est ce que je dois faire ? Qu’est ce que je dois faire ? »

La plupart des gens voient le fait de pouvoir se créer une nouvelle vie comme un évènement bénéfique, faute de connaître véritablement les coulisses de la scène. Il vous disent «  regarde, tu pourras tout recommencer comme si rien n’avait jamais existé, comme si tu n’étais pas toi et que tu pouvais être celui dont tu avais toujours rêvé. Regarde, regarde ! Tu peux juste devenir quelqu’un d’autre, qui d’autre saura ce que tu étais avant ? Qui d’autre saura que tu as été la plus belle salope au monde avec celui que tu aimais, qui d’autre saura que même ta famille n’a pas voulu de toi ? Personne. D’un coup d’un seul en un claquement de doigt miraculeux tu seras quelqu’un de meilleur. »  Et dieu sait combien on en rêve d’avoir cette vie la, de toucher le bonheur du bout de nos doigts de vie un rêve et non plus de rêver à une vie parfaite. Sans erreur, sans tâches, sans tout ces regrets qui nous bouffent le cœur en astiquant silencieusement des lames de rasoir sur nos nerfs en souriant.

Mais ce qu’ils ne disent pas, ce qu’ils ne savent pas c’est qu’il y a un prix à payer. Ce qu’ils ne savent pas c’est qu’il y a un avant et un après. Pour Avoir une nouvelle vie, il faut faire fi de l’ancienne. Et vous, vous croyez naïvement qu’on vous laissera le choix ? Le choix de garder ce a quoi vous tenez vraiment ? Revenez sur terre les enfants. Il y a un prix à payer pour avoir le luxe de maintenir la puissance de l’espoir, pour avoir le luxe de dire un jour «  oui, je suis heureux » et ce prix il est simple. Pour pouvoir tout gagner un jour il faut d’abord tout perdre. Il faut accepter de voir les fibres de sont existence se réduire en cendre les unes après les autres, accepter de voir ceux que l’on considéraient comme nos amis devenir des étrangers définitivement plus sur la même longueur d’onde que nous, il faut accepter de voir nos rêves les plus enfouis fondre comme neige au soleil.

Et rester debout

 

7 décembre 2010

Un an, jour pour jour. Oh oui, cette date ne vous dis encore strictement rien, je sais. Mais pour moi, c’était le début de la fin. La fin de mon monde. La fin de la dernière personne qui m’y raccrochait.  Elle est morte. Et qu’est ce que je dois dire ? Faire comme tout les autres, comme si encore une fois, rien n’était arrivé comme si elle n’avait pas existé comme si c’était un jour ordinaire dans une vie ordinaire ? Et laissez le tabou gouverner encore une fois mon existence ? Elle est morte et vous voulez que je vous dise ? La personne que j’étais avant est morte avec elle. Non ça ne me fait pas rien. Oui je l’aimais. Oui c’était ma tante et pas un fantôme. Oui c’était la femme avec qui j’avais fait 50 kilomètres pour acheter un pauvre paquet de danettes vanille. Et oui à chaque fois que j’ai ce désert dans la main je pense à elle.  Oui je l’aime je l’aime malgré ces 10 ans d’absence et toute cette vie que je vais devoir passer sans elle et oui ce n’est pas de ma faute. Je n’avais rien demandé, je n’ai pas demandé de choisir entre mes parents et le reste de ma famille, je n’ai pas demandé qu’on me répète tout les jours de ne pas m’attacher parce qu’ils n’en avaient rien à faire. Oui elle me manque et tout les soirs je pense à elle, je pense à elle quand il neige, je pense à elle quand il pleut, je pense à elle quand je vois de la bolognaise en me disant que ça manque encore d’un pot de crème fraîche, je pense à elle en voyant des photos de Disney land paris et non je ne compte pas m’arrêter. J’aurais du leur dire ça. J’aurais du leur dire ça mais j’en suis encore incapable. Incapable de leur faire ouvrir les yeux. De leur dire, vos conneries  à tous ne sont pas sans conséquences. Est-ce qu’un seul jour dans ma putain de vie vous m’avez demandez mon avis ? Est-ce qu’un seul jour vous m’avez demandé si ce n’était pas trop dur, comment je vivais la situation au lieu de vous retrancher dans le silence et la négation ?

Mais vous voulez savoir ? C’est trop dur. C’est trop dur, d’avoir l’impression de ne venir de nulle part, d’avoir l’impression de s’être élevée toute seule et de crever tous les soirs en pleurant pitoyablement dans son lit pour qu’ils reviennent. C’est trop dur de devoir répondre à chaque noël «  non je n’invite pas ma famille ». C’est trop dur de devoir supporter vos sourires hypocrites et vos émissions de télé à la con pour palier le malaise et faire une fois de plus comme si j’allais bien, comme si je n’avais besoin de rien et comme si j’étais Complète.  Je ne l’ai jamais été. Depuis 10 ans, je vis avec un trou béant dans la poitrine. Je prie, je crie intérieurement, j’enrage, je plonge.  Et non, je ne peu plus faire comme si rien n’avait existé. Je ne peux plus. Je ne veux plus paraître. Je ne veux plus prétendre. Je ne veux plus faire semblant de ne pas avoir pleurer pendant des heures à la fenêtre les pieds nus dans la neige parce qu’encore une fois, je ne les voyais pas revenir. Je ne veux plus me taire.

Faites de beaux rêves. Mais sans moi.

 

31 Janvier 2010.

3 mois. C’est ce qu’il reste avant le grand saut. Les concours. L’école. Nouvelle ville. Nouvelle région. Nouveau mode de vie. C’est si court. Et j’en suis morte de trouille. Je suis sensée être fin prête au bout de ses trois mois. Etre arrivée au meilleur niveau. Etre fiable. Responsable. Adulte avant l’heure. Je suis sensée être allée au bout de moi-même. Je suis sensée être tout ce que ne je suis pas. J’ai toujours eu peur de m’engager, et de voir le bonheur s’échapper à la moindre trace de sentiment personnel. J’ai toujours fuis au moment ou j’aurais du continuer et m’accrocher à ce qu’il me restait. Oui, s’accrocher à une perspective de réussite même minime, même si tout se porte à l’encontre du but à atteindre, même si il n’y avait plus qu’un espoir fou. J’ai toujours fuis dès la première pointe de douleur. Je n’ai jamais réussit à pardonné, jamais réussi à oublier et j’ai toujours les mêmes phrases qui me cognent dans la tête.

« C’était juste un jeu, je n’ai pas eu l’impression qu’il y est eu quoi que se soit de spécial entre nous »

«  Crèves en silence »

«  Tu es un monstre »

« Tu me fais bander »

« Tu n’as pas de cœur »

«  Je n’ai jamais rien ressenti pour toi »

«  Arrête ta psychose »

«  Je te déteste sort de ma vie »

Je ne m’adapte pas. Je vois le tueur. Je vois le risque, le danger, la douleur, l’abandon, l’absence. Je ne m’accroche pas, je file. Sans laisser la chance de me rattraper, sans même avouer que je suis perdue depuis longtemps. Je ne suis pas adulte. Je suis une petite fille fragile qui continue de faire ce qu’on lui dit. Ne pas s’attacher, et se fustiger en cas de faiblesse. Détruire, parce que c’est ce qu’ils ont toujours fait. Assimiler relation à abandon, parce que les choses en ont toujours été ainsi. Je ne supporte pas que l’on me touche. Je ne supporte pas que l’on m’approche. Je ne supporte pas de laisser sous entendre une quelconque parcelle d’affection. Je voudrais tout prendre et ne rien donner. Je voudrais jouer avec tout, tout avoir et ne rien rendre. Je voudrais être quelqu’un de plus beau. Quelqu’un de moins abîmé. Quelqu’un de plus attrayant. Je voudrais savoir ce qu’estime et fierté veulent réellement dire.

On voudrait tous changer. Et pourquoi au fond ?

Pourquoi est ce qu’il y aurait obligatoirement un comportement pré-établis que l’on devrait tous respecter pour obtenir le respect de nos congénères, qui se pavanent tout en n’étant pas mieux que nous ? On se hait, on se fustige, on ne voit que nos défauts parce que c’est tellement facile de voir le mieux chez les autres, d’y voir ce que l’on aimerait être, l’idéal que l’on souhaitera atteindre. D’y voir une perfection lisse et attrayante.

Mais ils ne vous diront jamais qu’ils sont aussi au fond du trou. Il ne vous dirons pas qu’ils passent leur temps à se déchirer parce que quoi qu’ils fassent tout le monde se fou de leur gueule. Ils ne vous dirons pas qu’ils se sentent seuls même entouré d’une marre de monde, qu’ils ne se souviennent plus du nom de la fille qu’ils ont baisés le dernier soir, ils ne vous diront pas que leur parents sont absents depuis qu’ils sont gosses, ils ne vous diront pas qu’ils ne supportent plus que leurs « amis » les jaugent tout les matins pour savoir si ils ont bien achetés les dernières ballerines à 200 euros. Ils ne vous diront jamais que leur vie manque plus cruellement encore de sens que la votre. Ils ne vous diront jamais qu’ils se sentent profondément inutiles. Il vous diront «  sexe, bonheur et bonne humeur » avec une voix de parfaite cruche parce que ça fait vendre. Parce que ça leur donne l’impression d’être uniques et admirés .Parce que le peu qu’ils ont jamais ressenti leur a toujours fait trop mal, et parce que pour eux « les sentiments c’est de la merde », une merde qui leur tombe dessus et les fait plonger lorsque ça leur arrive.  Ils ne vous diront jamais qu’ils vous envies, comme vous vous les enviez parce qu’ils «  ont tout ce que je n’ai pas ».

Parce qu’ils finiront comme nous. Avec des souvenirs, des photos fanées, des regrets, et l’impression d’avoir tout foirer. Parce que la seule différence avec nous, c’est qu’ils ne l’avoueront jamais.

Et si jamais cela arrive, vous pouvez être sûre, que vous ne les reverrez pas…

«  Je voudrais être comme toi ». «  Souriante, charismatique… meilleure ».

Meilleure ?

S.

De nous deux, ça a toujours été toi qui me remontait le moral et m’encourageait en sortant de kholle. Toi qui avait confiance en toi et qui savait ce que tu voulais. Toi qui avait une famille formidable sur qui tu pouvais compter. Toi qui parvenait à supporter cette prépa seule et qui est passée de justesse sans jamais t’écrouler. Toi qui essayait de me faire rire en critiquant la prof qui me martyrisait. Toi qui passait ton temps à me taquiner. Et pour toi, je suis meilleure ?

S. Si tu savais. Si tu savais comme je t’admire au fond. Si tu savais comme j’ai peur de cette séparation promise après 2 ans de vie commune avec A. Si tu savais combien sous mes airs je m’en foutiste, j’en tremble. J’en frissonne sans parvenir à demander cette question qui me tiraille l’esprit depuis des mois. «  On va se revoir, hein ? Je veux dire, après quand on sera toute en école dans des villes différentes. On ne va pas se perdre de vue ? On va rester en contact ? »

Comme si j’avais prévu de m’attacher autant. Comme si j’avais prévu de craindre autant le départ pour le simple et bonne raison que c’était me séparer d’elles. Elles sont mon monde, maintenant. Comme l’araignée qui tisse lentement sa toile et s’y accroche comme à sa survie.

 

Et après ?

Plus rien ne sera pareil. La EC2 si unie va se disperser aux quatre coins de la France, et ne restera de ses 2 ans que de rares souvenirs. Parce que la vie ne pardonne pas. Elle nous laisse vivre des moments tous plus beaux les uns que les autres avant de nous les enlever brutalement en disant «  la récréation est finis les enfants ». Je me suis lancée là dedans sans savoir dans quoi j’atterrissais. Sans savoir qu’au bout d’un an j’allais devoir dire au revoir à 13 personnes plus belles les unes que les autres et voir ceux qui restaient en larme à terre en l’espace de quelques minutes. Sans savoir combien j’allais apprendre sur moi-même, mes limites, combien j’allais changer, combien j’allais me construire autour de tous ces repères. Sans savoir que c’était la chance de ma vie.

C’est mon monde. Et mon monde se désintègre dans 3 mois et 10 jours.

C’est moi qui l’ai choisi. Sans savoir. Sans savoir que pour tout ça, il y avait un prix à payer à la fin.

Et ce prix là, me semble bien trop lourd

Et qu’est ce qu’il nous restera ?

Des photos, des coupures de vieux journaux. Des souvenirs, des larmes. Des sourires épuisés. On ne vous le dit pas. On ne vous dit pas tout ce que vous avez à perdre, avant de pouvoir gagner. On ne vous parle pas de cet horizon terrible qu’est l’attente. On ne vous parle pas des doutes, des sanglots, des jambes qui se dérobent sous votre poids. On ne vous parle pas de la souffrance. On ne vous parle pas de cette sensation d’abandon, planant au dessus de votre tête. On ne vous parles pas de tout ses miracles si longtemps espérés, que vous laissez filer à l’aube des années qui passent. On vous dit juste «  l’avenir sera beau ». Mais l’avenir est loin. Pour vous, c’est le présent qui compte. Le présent qui s’effrite lentement sous vos yeux, sans que vous puissiez le retenir.

On vous dit, ne vous inquiétez pas, vous serez différents

Vous serez meilleurs

Personne n’en saura rien, de ce que vous étiez.

Personne, sauf la seule personne qui vous importe au fond : vous-même

Ce qu’ils ne vous disent pas c’est que depuis le début, ils vous mentent. On ne peut pas décider de naître en étant quelqu’un d’autre. La seule chose qu’on puisse faire, c’est essayer de s’améliorer encore et encore de garder la tête haute, de se battre, d’espérer, d’y croire mais ça parait si stupide. Nous nous sentons si stupide. Parce que ce n’est même pas encore réel. Parce que lorsque l’on croit sincèrement en quelque chose, on se sent toujours un peu idiot.

Et le monde lui ne croit pas, il dort.

Le monde préfère s’enivrer les sens, parce que cela fait moins peur que la réalité.

Que les sentiments.

Que les souvenirs.

Que nos faiblesses.

«  Je danse jusqu’à rire, je prie le jour de ne jamais revenir. Je danse jusqu’à rire, la nuit la vie est moins pire. J’ai moins peur à vrai dire des vampires que de ton souvenir… »

Nous sommes un assemblage d’atomes d’échec, de regrets, de douleurs, d’expériences, de souvenirs et de pertes.

Nous ne pouvons rien effacer, sans perdre une part de nous même. Nous ne pouvons rien nier. Rien laisser de côté. Nous ne nous complétons que par notre dégoût de nous même. Nous sommes si beau, si supérieurs, nous sommes des hommes, des vrais. Nous sommes si laid, si faibles. Si prétentieux. Tout pour ne pas avouer qu’au fond, nous ne sommes rien. Rien face au temps, rien face à la mort, rien face à la perte, rien face au monde qui nous entoure. Rien face aux seules choses qui nous importent.

On ne vous parle pas de la sensation que l’on ressent quand on doit laisser filer la personne que l’on aime, parce que l’on sait que nous ne sommes pas la personne qu’il lui faut. On ne vous parle pas de la façon dont il se détruit intérieurement devant vous, jusqu’à ce que vous ne puissiez plus vous regarder en face. On ne vous parle pas de la douleur que vous ressentez à supprimer chaque messages, chaque je t’aime, même si ils restent illusoires. On ne vous parle pas de cette voix qui vous tiraille intérieurement, vous criant que vous êtes juste en train de tout foutre en l’air. On ne vous parle pas de ces illusions rassurantes que vous auriez pu garder, et qui finissent jetés dans la poubelle au fond du placard. On ne vous parle pas des flashes back qui vous hantes la nuit, de ses ombres immenses qui vous embrassent dans le noir comme seule la mort serait capable de le faire. On ne vous dit pas que ces ombres sont les cendres mouvantes de ceux que vous avez perdus. On ne vous dit pas que nouvelle vie ou pas, on n’y trouve toujours pas de sens. On ne vous dis pas non plus qu’il n’y a pas de miracles et que tout ce que vous fuyez fait partie de la vie, quelle qu’elle soit.

  » Qu’est ce qu’il nous restera quand on aura coupé nos cheveux , qu’on sera devenu vieux.

Qu’est-ce qu’il nous restera, à part des taches sur les bras et la mélancolie arrière d’un concert.

Qu’est-ce qu’il nous restera, sinon des mondes anciens, Au fond lа-bas, dans la mémoire.

Des coupures des vieux journaux qui ne disent plus rien et la bohème qui nous allait si bien…

Qu’est-ce qu’il nous restera dans ces photos qui feront marrer nos gosses « Oh papa, t’étais beau lа » .

Oui j’avais juste 20 ans, avec les autres on a construit un autel à la gloire de ceux qui se sentent différents.

Qu’est-ce qu’il nous restera de nos vies d’artistes, se ce succès qu’on a attendu jusqu’au rides?

Qu’est ce qu’il nous restera quand vous penserez qu’on a tout dit, parce que la musique passe, c’est comme la vie.

Moi, il me restera mon amour pour toi ,des souvenirs de vous et j’en pleure déjа.

Alors je serre tes doigts, Je serre tes doigts, je serre tes doigts mon amour« 

 

Parce que l’espoir fait vivre, tout simplement.

Parce qu’au fond, l’espoir, c’est parfois tout ce qu’il nous reste.

Parce que les aveugles arrivent parfois à aller beaucoup plus loin.

Et au fond, qu’est ce qu’on s’en fou :

Nous sommes les premiers à nous taire

 

Sweet dreams honey…

 

« Si les hommes s’accrochent aux souvenirs, c’est parce que se sont les seules choses qui ne pourront jamais changer »

« Finalement, ne changeons pas, cela vaut peut être mieux. Restons d’éternels enfants s’émerveillant devant chaque opportunité qui nous est offerte. Restons avec cet optimisme inépuisable, avec cette conviction innocente que rien n’est grave. Ce regard bienveillant sur le monde et cet air béat qui aujourd’hui nous semble plus que stupide. Restons avec chacune de nos valeurs, chacune des marques de respects clinquantes que nos parents nous on fièrement appris, nos rêves nos espoirs et nos illusions. Qui sait, peut être même que nous finirions par avoir envie de vivre, réellement.»

«  Je danse jusqu’à rire, je prie le jour de ne jamais revenir. Je danse jusqu’à rire : la nuit, la vie est moins pire. Et j’ai moins peur à vrai dire des vampires que de ton souvenir… »

 

Rf@D

 

 

 

Aübe

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« Peut-être qu’on ne se le dit pas. Peut-être qu’il faut juste rester silencieux, regarder l’autre s’éloigner et faire comme si. Comme si rien n’avait jamais compté, comme si c’était satisfaisant de consacrer notre vie à des futilités. Et moi je ferai comme si. Comme si je n’étais pas faible, comme si j’étais indifférente alors qu’avec toi je n’ai jamais su l’être. »

« Il faut croire que la plus grande inconscience de l’homme, c’est celle de sa propre vie. »

« Au fond, s’aimer, se détruire c’est du pareil au même. Un putain de jeu dans lequel on se complaît à jouer naïvement le rôle d’un fantôme en devenir »

« On rêve d’un idéal, on le prie, on l’appelle, on le guette, et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de le vivre, celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable.»

« Si je devais ne jamais te rencontrer, fais qu’au moins, je sente le manque de toi. »

Cet article ne sera pas comme les autres. J’ai toujours pensé que faire une présentation personnelle pour un blog était un acte complètement stupide, puisque l’on ne laissait entrevoir qu’une part infime et souvent inexacte de nous même.

Quoi de plus dur que de se dévoiler en 10 lignes forcées, que l’on enjolive souvent avec une légèreté et un humour douteux pour cacher notre gène ? Au final, on finit soit par mentir, soit par déblatérer des stupidités. Dans le meilleur cas, on laisse entrevoir quelques bribes, et ce que l’on présente aux yeux des lecteurs se charge du reste, par la suite.

Dans mon cas, j’ai passé 4 ans a dévoiler mes sentiments sous une tonne d’apparats poétique, exposant les conséquences tout en gardant précieusement sous le voile les faits, les raisons, pour au final garder mon identité ainsi que mon histoire secrètes. Si ces constatations pour le moins amères s’exposaient uniquement sur ce blog, je n’en aurais que faire.

Mais après pratiquement 19 années à me murer dans un mutisme placide, je crois qu’il est grand temps de balayer les masques.  

 

Mes premiers battements de paupières on eut lieu un certain mardi 1er octobre 1991. Mais mon histoire commence bien avant cette date.

Je ne connais de cette période, que ce que mes parents  ont bien voulu me rapporter, n’ayant pas eue l’opportunité comme mon frère de vivre deux ans supplémentaires et salvateurs.

Mon frère et moi n’étions pas les seuls enfants de mon père. Nous étions son futur, et nous devions faire face à son passé sans qu’il nous en laisse réellement le choix. Nous étions sa bouée de sauvetage, particulièrement attendue. J’aimerais dire, que nous avions, moi et mon frère, été attendus de façon parfaitement égale, mais la encore je mentirais.

Si je n’avais pas été une fille, tout aurait été différent.

Je n’aurais jamais été la principale rivale de mon frère durant toute son existence. Hegel et sa « lutte à mort » pour la reconnaissance. Si je n’avais pas été sa fille, rien de ce qui va suivre ne se serait arrivé.  Mais si il y a bien une chose que j’ai retenue dans l’histoire, c’est que l’histoire justement, choisie parfois pour nous.

Mon père avait coupé les ponts avec sa famille le jour de ses 18 ans, voulant faire des études de Pharmacie. Il avait un frère, et deux sœurs n’ayant jamais fait d’études. Il n’avait jamais apprécié son frère Marc et sa plus jeune sœur, Claudie. Mais pour ce qui était de Patricia, là, c’était tout autre chose.

Patrick et Patricia. Patricia et Patrick.

Patricia était l’alter ego féminin de mon père. Si ils n’avait pas 2 ans d’écart on aurait facilement pu croire qu’ils étaient jumeaux. En tout cas, ils se comportaient comme tels. Patricia était Belle. Patricia rêvait d’indépendance, mue par des valeurs qu’elle se souciait toujours de respecter. Intelligente, forte,  fortement intéressée par l’art, Patricia rêvait de voyager et de se construire une vie unique ou elle verrait enfin son sens. Patricia ne connaissait pas l’amour, mais enviait la passion. Patricia ne se laissait jamais commander par sa mère, et faisait front avec lui envers et contre tout. Patricia était son oxygène.

Et il lui en fallait, de l’oxygène, puisqu’il était devenu la troisième roue du carrosse entre ma grand-mère et mon grand père, ceux-ci ne s’étant jamais aimés. Ma grand-mère, complotait chaque jour pour trouver un moyen de faire crever mon grand père pour toucher l’assurance vie, et partir. Mon grand père, fumeur, alcoolique et libertin (jusqu’à ce qu’il n’ait plus les attributs physique pour l’être) se contentait de dépérir lentement et de fuir cette femme qui empoisonnait littéralement sa vie.

Les 4 enfants, étaient devenus l’arme ultime de ma grand-mère contre son maris, à une échelle différente pour tous. Mon père, était l’enfant le plus aimé de mon grand père, il était donc aussi haïs par sa mère par conséquent. Patricia, jouait le rôle de l’oie blanche. Marc et Claudie avaient noués une relation fusionnelle avec leur mère, si bien que celle si ne les a jamais laissé partir.

Mais un maillon de moins dans la chaîne fait souvent tout éclater.

Le désir de connaissance et l’acharnement de mon père lui avaient mis à dos toute la famille en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Si mon père était resté avec sa première femme, il aurait peut être eu une chance de sauvegarder sa place dans la famille. Mais plus le temps passait, plus celle si devenait instable psychologiquement, ajoutant à cela des embrouilles judiciaires de plus en plus fréquentes.

L’entourage de sa première femme, tout comme celle-ci, en étaient l’exemple parfait : son frère était impliqué dans une affaire de meurtre soigneusement étouffée dans laquelle on avait fait ressortir l’aspect accidentel et elle, avait distribué des « médicaments » a un certain nombre de drogués en manque. Mais les relations avec le juge du coin sont toujours utiles…

Tout était secret dans la famille et en même temps rien ne l’était. Les magouilles des uns étaient confondues avec celles des autres, poussant à son paroxysme la révulsion de mon père. J’aurais voulu dire que mon père était parti à ce moment la. Mais lui en a fallu plus, beaucoup plus.

Je ne sais plus l’année ou cela est arrivé, mais un jour c’est arrivé. Patricia, s’est suicidée dans son chalet des Alpes, laissant sa petite fille Stéphanie atteinte d’une maladie cardiaque ainsi que son maris avec qui elle avait vécu une passion destructrice pendant des années. Patricia, sa seule attache venait de s’envoler. Si mes grands parents l’avaient haïe pour être partie à l’aventure très tôt, sa mort leur fit un effroyable choc. Ils ne s’en sont d’ailleurs jamais remis. Et même si il ne le dira jamais, mon père non plus.

Il est partit, définitivement sans aucun regard en arrière, laissant sa première femme ainsi que ses enfants qu’elle avait depuis longtemps jetés dans les griffes de ma grand-mère. Il est devenu du jour au lendemain le paria, le traître de la famille. Le responsable de la mort de la belle et aimante Patricia,  qu’ils avaient érigée en déesse du jour au lendemain. De la haine à l’amour, il faut croire qu’il n’y a qu’un pas.

Mon père est partit, et a rencontré ma mère. Mon frère est né. Chaque jour, ils vivaient sous une pluie de menace de morts, d’insultes, d’assignation en justices basées sur des affirmations frauduleuses, harcelés par téléphone, par lettre et part tout les moyens venant en leur possession.

Et puis, un jour, ma mère est tombée de nouveau enceinte. De moi. Une petite fille. Innocente. Qui ravivait déjà le souvenir d’une autre, qui avait été perdue 

 

Si ma famille maternelle ne se décimait pas à mesure des cancers, hydrocutions, folies, et autres overdoses  (même si mon oncle, lui, avait juste finit par disparaître de la circulation à force d’être totalement accro à l’héroïne) j’aurais peut être eu une bouée de sauvetage à laquelle me raccrocher face aux évènements qui ont marqués le début de ma vie. Parce que malgré la mort et les multiples drogues consommées par ci par la, certaines personnes de ma famille maternelle étaient des gens biens. Mon grand père  (ou plutôt mon troisième grand père puisque les deux premiers étaient morts du cancer du pancréas, étant trop portés sur le vin rouge), a d’ailleurs été le seul que je n’ai jamais eu.

Je devais avoir 2 ans, lorsque je l’ai vu pour la dernière fois, et malheureusement il ne me reste plus que ce souvenir de lui. Jean Leroy, c’était son nom. J’étais assise confortablement dans la voiture admirant le levé du soleil sur la plage du vieux Village breton que l’on traversait pour aller leur rendre visite, à Briec. Je me souviens du moment ou la voiture c’est arrêté devant la maison. Une énorme maison où l’on devait emprunter un escalier pour arriver dans la petite pièce servant d’entrée. Les murs de cette pièce était marron. Ou peut être est ce mon esprit, qui, malgré le soin avec lequel je protège cet unique souvenir, s’effiloche avec le temps. 17 ans maintenant. Cet escalier me fascinait, j’avais l’impression de monter au ciel, que cette maison était le paradis, mais sur terre.

Je me souviens d’être descendue de la voiture avec empressement, de ma course folle jusqu’à la porte que j’avais peine à ouvrir, la poignée étant toujours trop haute. De chaque sensation qui m’a parcourue quand je me suis jetée dans les bras de mon grand père qui m’attendait, les bras grands ouverts et souriant. Je me souviens de l’air qui fouettait sur mon visage lorsqu’il me faisait tourner en l’air sur le coup de la joie. De son rire. De ses grandes mains,  rendues rugueuses par le temps et pourtant si douces. De tout l’amour et la sécurité qui émanait de ce corps. De la force qu’il m’inspirait. Je me souviens de la manière dont il m’ébouriffait les cheveux, avant de me tendre le paquet de carambar au caramel. Je me souviens du temps que je passais dans la chambre de mon oncle avec mon frère. Mon oncle qui avait décidé de nous apprendre la guitare, en parfait marginal avec ses longs cheveux bruns ondulés lui retombant sur les épaules.

C’était avant que mon grand père ne succombe à un cancer du pancréas suite à une vie trop dure que j’ignorais il y à encore quelques années. Que mon grand père est été pédophile suite à une enfance désastreuse était une chose que j’avais du mal à accepter, étant donné la personne que j’avais connue. Mais ce que je n’ai jamais supporté c’était la manie des autres de toujours me demander «  il ne t’a pas touchée anormalement ? » et ce climat de suspicion qui régnait toujours. C’était aussi avant que mon oncle soit chassé de la maison après avoir fugué parce qu’il lui manquait sa dose. C’était avant que tout ne s’efface.

Je ne les ai plus jamais revus.

Eux, ainsi que tout les autres. La plupart sont morts.

Ceux qui ne le sont pas, ne m’ont pratiquement pas connue. On peut les compter sur les doigts d’une seule main.

Lorsque ma famille paternelle a appris ma future existence, leurs attaques ont tout simplement cessées pendant quelques mois, tout perturbés qu’ils étaient.

Et puis, elle est intervenue, scellant mon avenir.

Ma grande tante, ou quelque chose comme ça. Pierrette. Une ancêtre, avec plus de rides que je n’en avais de cheveux et la sagesse qui les accompagnaient. La sénilité aussi, malheureusement.

Mot d’ordre « Une petite fille va naître, laisser lui une chance de connaître sa famille, laissez lui une chance d’en avoir une » 

C’était beau, c’était bien tourné, et ça aurait presque pu marché si ce n’était pas de ma famille qu’on parlait. Mais la bonté d’âme de ma grande tante ne pouvait lui laisser envisager les conneries qu’ils allaient faire par la suite, et quand elle a essayé de me tirer du merdier dans laquelle elle m’avait fourrée, c’était déjà trop tard pour moi.

Mon père a mis plus de 3 ans avant d’accepter. Je me souviens d’un samedis alors que ma première année de maternelle venait tout juste de commencée ou l’on m’avait habillée d’une belle robe et de beaux souliers pour aller leur rendre visite. La première année, ils nous faisaient même des cadeaux, à moi et mon frère, et tâchaient de bien s’entendre avec nos parents malgré les appréhensions de ceux-ci. Je ne me souviens pas de cette période. Ce dont je me souviens, c’est de la première fois ou j’ai vu le regard de ma grand-mère changer.  

Pour se transformer en ignorance.

Mon frère, lui avait trouvé refuge dans les yeux de mon demi frère et de ma cousine. Moi, j’étais irrémédiablement seule, ceux-ci ne m’accordant pas la moindre parcelle d’attention. Je passais mes journées à errer dans la maison, me sentant transparente, invisible sauf dans les yeux des animaux domestiques avec qui j’ai d’ailleurs partagé la plus grande partie de mon enfance. Je me souviens des journées entières passées par dépit dans le couloir sombre menant du salon au jardin ainsi que dans la cage d’escalier, tout aussi sombre. Je n’existais pas. On me bousculait sans me voir, on ne me parlait pas, ne me regardait pas. J’étais devenue invisible. Complètement invisible, pour ceux que moi j’aimais, invisible même pour mes propres parents. Si ma mère savait se rendre présente une fois éloignés d’eux, elle ne voyait pas le gouffre dans lequel j’étais déjà en train de tomber. Quand à mon père, je ne le voyais que 2 à 3 fois par mois, puisqu’il travaillait dans le commerce international de matériel chirurgical, après être passé par la case chirurgien laissant de côté la pharmacie. Moi, je me renfermais, petit à petit. Je me renfermais dans un monde à part, je passais mes journées à errer dehors, sans but, en me projetant dans un univers fantastique que j’avais créer de toute pièce ou j’incarnais un personnage presque parfait qui se battait pendant la moitié de sa vie avant de vivre un bonheur sans nom, chérie par sa famille qu’elle avait sauvée des griffes de la mort. Aimée, par son compagnon. Et peu à peu, je m’effaçais moi-même sous la souffrance provoquée par la distance entre ce monde et le mien. Entre la reconnaissance et l’inexistence. Entre l’absence et la présence d’une famille aimante sur laquelle on peut se reposer.

Je n’étais plus que l’ombre d’une petite fille, fragile, et torturée.

Et puis un jour lorsque je suis allée rendre visite a ma famille, tout à basculer pour moi. Pour la première fois, j’ai été l’objet de tous les regards. Il a suffit que son prénom soit prononcé.

Patricia.

Outre le fait de rappeler le souvenir d’une fille suicidée perdue trop tôt, j’avais sans le vouloir fait bien pire. J’avais, sans le vouloir, éclaté toute perspective de réconciliation entre mon père et sa famille. J’étais coupable du pire crime qui puisse exister sur terre : Je lui ressemblais. Traits pour traits. J’avais les mêmes yeux bleus, le même visage, les mêmes cheveux, le même regard. Et comble de l’horreur, j’avais aussi hérité de son caractère. Le même désir d’indépendance, les mêmes valeurs, le même attrait pour l’art.

Et du jour au lendemain, la ressemblance est devenue identification.

Dans mes traits, ils la voyaient elle, dans mes yeux, ils la voyaient elle, dans mes paroles, mes actes, mes soupirs, mes battements de cils, mes mimiques, au plus profond de mon être. Je n’étais plus moi, j’étais elle. Je ne valais rien en étant moi, mais je valais tout en étant elle. Du jour au lendemain, je suis devenue la figure même d’une morte. Une morte qui avait pris possession de moi, une morte qui à leurs yeux avait plus d’importance qu’une gamine innocente et vivante qui ne demandait qu’à les aimer. Je n’étais plus vivante, j’étais morte. Je n’étais plus moi, j’étais un fantôme. Je n’étais plus que moi j’étais aussi elle. Je suis devenue moi et elle. 

Coupée en deux, définitivement. Irrémédiablement. Identifiée comme telle. J’étais une contradiction à l’état pure, un oxymore, j’étais moi et en face de moi, j’étais elle. Une partie vivante, une autre qui, à partir de ce moment, la venait de sombrer.

Mon propre père, n’arrivait pas lui-même à me voir, à travers de sa vision à elle. Elle qui était tout pour lui.

Je ne savais plus qui j’étais. Nos prénoms se mélangeaient. Marianne Patricia, Patricia, Marianne. Tellement éloigné et tellement proche. Je crois que c’est à se moment la que j’ai commencé à haïr mon propre prénom, et à haïr la part de moi qu’elle s’était appropriée.

Un jour, ma grande tante et mes parents ont pris conscience du problème. Mais c’était trop tard pour moi, les dégâts étaient déjà trop importants.

Ils ont décidés de prendre leur distance vis-à-vis de ma famille réduisant le nombre de visite par an puis, par année. Puis, l’année de mes 9 ans ils ont fait une exception : ma tante, Claudie.

J’ai passé deux semaines avec elle. Deux semaines qui je crois, m’ont sauvée. Qui, tout du moins, ont permis d’éviter le pire. Durant ces deux semaines passées avec elle, j’ai su que c’était moi qu’elle regardait. Deux semaines pendant lesquelles elle m’a appréhendée, approchée tout doucement pour finir par se faire une place. Si pour mon frère, ces deux semaines ont étés horrible, du fait qu’il ne trouvait aucune complicité avec elle et qu’elle lui attribuait des tâches plus pénibles que les miennes par son âge et son sexe, pour moi, ces deux semaines ont été une véritable parenthèse dans ma vie.

Pour la première fois, j’ai eu ma part d’enfance.

Deux semaines qui se sont soldées par une sortie à Walt Disney, la première et la dernière. Je n’ai jamais voulu y retourner. Je savais d’avance que tout me paraîtrait vide de sens, si ce n’était pas avec elle.

Mais la proximité affective dans lequel elle se trouvait avec ma grand-mère ainsi que les relations de plus en plus tendus que ma famille entretenait avec mes parents ont sonné le glas de l’accord pour laquelle ma grande tante s’était battue. Sous jacent : l’idée défendue corps et âme par ma famille selon laquelle mon père, par pur égoïsme, voulait encore une fois me garder pour lui. Jalousie. Je crois que c’est la seule et unique fois ou je l’ai vue avoir peur pour sa fille.

Nous les avons revus une dernière fois, alors que je venais d’atteindre ma dixième année. Ils étaient froids, fermés, et nous faisaient peur à moi et à mon frère. C’était la première fois ou j’ai porté un masque cachant mes émotions réelles. Je me suis comportée comme avec des étrangers, ne supportant pas leur regard face à moi. J’avais laissé pousser mes cheveux pour essayer de créer une différence. Mais c’était peine perdue, long ou pas, j’étais toujours son portrait craché. Je me suis comportée comme avec des étrangers, et ce, même avec elle. Claudie. A vrai dire, je faisais mon possible pour ne pas la regarder, et j’ai été la première à me réfugier dans ma chambre, suivie plus tard par mon frère qui tentait de capter l’attention de mon demi frère, qu’il avait toujours admiré.

Et puis, nous avons rompus tout contact. Cela n’avais jamais été clairement prononcé, pourtant je savais que je devais les considérés comme morts. Comme si ils n’avaient jamais existés. Mon père, a fait le choix de nous éloigner définitivement, en nous faisant changer de région, en changeant les numéros de téléphone et en ne donnant pas notre adresse. A partir de cet instant, la famille, c’était mes parents, mon frère et moi. Il n’y avait rien d’autres, ils n’avaient jamais existés. Elle non plus. Enfin, il cherchait à s’en convaincre. Il, ne supportais pas que l’on fasse référence à eux. 9 ans ont passés, dans le silence et le tabou.

9 ans pendant lesquels je surprenais parfois des conversations sur l’état de ma cousine, SA fille, atteinte d’une maladie cardiaque qui s’empirait années après années. Ou la fois ou ma grand-mère a fait une crise cardiaque et a été admise à l’hôpital. Ou  quand mon demi frère s’est marié et à attendu que sa femme accouche pour prévenir mon père, soit deux ans après, l‘exhortant de reprendre contact avec la famille.

Mais je ne les aie jamais revus.

Et puis cette année, en décembre, mon frère a reçu un appel de ma tante. Je l’ai jalousé, pendant un mois parce qu’il avait eu une dernière occasion de lui parlé, occasion dont il n’avait pas profité. Je n’ai jamais su de quoi ils avaient parlé. Et durant deux semaines, il l’a caché à mes parents, qui eux, me l’ont caché jusqu’au bout. Deux semaines après cet appel, ma tante faisait une crise cardiaque. Elle avait 46 ans. N’avait jamais eu de relation sérieuse, encore moins d’enfants. Elle était toujours restée sous la coupe de ma grand-mère. Une semaine après, j’ai appris que ma famille avait engagé un détective privé pour nous retrouver, ce qu’il avait fait.

Je ne me sentais plus en sécurité. Je sentais le gouffre, refermé par les 9 ans de dénis se rouvrir sous mes pieds. Les noms ressurgissaient. Tous les noms

En rentrant, un soir, après une violente dispute de ma part pour savoir ce qui se passait, ma mère m’a avouée d’une voix blanche, qu’elle était morte.

Le coup est tombé comme une enclume sur mes épaules.

Je savais qu’avec elle, tous mes espoirs de famille venaient de s’envoler. Mon père m’a clairement annoncé qu’il me garderait dans l’ignorance concernant tout ce qui se passerait pour eux, et il a tenu parole. Si l’un d’eux mourrais, je ne le saurais même pas. Je ne sais pas si ma cousine et mon grand père, à la santé fragile, sont encore en vie. Mon demi frère m’a envoyé un message sur facebook tentant de me faire revenir en me disant qu’il avait maintenant deux enfants, que ma demi soeur était enceinte et qu’il aimerait reprendre contact. Mais contrairement à mon frère, je n’ai jamais répondu. Preuve étant faite de manipulation grandmèriesque que je ne l’ai jamais véritablement connu et qu’il ne m’a pratiquement jamais parlé.

Il savait que je penserais tout de suite à ses enfants.

Que je ne voudrais pas «  qu’eux aussi grandissent sans avoir de famille »

Mais ils les ont, eux.

 

J’ai donc passé mon enfance seule.

Seule dans ma vie privée, mais seule aussi dans mes premiers pas vers la vie extérieur. J’étais seule dès la maternelle, constamment repliée dans un monde qui n’était pas le mien. Je ne savais plus qui j’étais, mais dans ce monde, je m’étais forgé une véritable identité. J’étais la aussi transparente pour les autres. Si dans un premiers temps, cela m’a blessé, ce sentiment à ensuite laissé place à une complète indifférence, voir même à un mépris profond pour l’être humain lui même. Autrui, me laissait de marbre.  

J’étais beaucoup trop enclin à lutter contre moi-même. Une lutte désespérée. Outre la douleur, une part de moi ne cherchait qu’une chose : se détruire encore plus. Avez-vous déjà pensé, pendant la récréation de l’école primaire aux différentes façons de vous taillader les veines de façons tout de même à ce que cela paraisse artistique ? Je crois que j’étais la seule à m’interroger sur ce genre de chose, la seule à les connaître tout court. Au fur et à mesure que je grandissais, j’étais de plus en plus renfermée sur moi-même, et tout aussi transparente aux yeux des autres.

Il a fallu attendre mes 9 ans, et surtout les deux semaines passées avec ma tante pour que je puisse comprendre le sens du mot amitié, celui-ci étant personnalisé par une seule personne : Barbara. Elle était comme ma sœur ; la première personne à pouvoir faire disparaître momentanément la violence qui me rongeait tout en faisant ressortir la petite fille qui était en moi. Un an après, un autre déménagement, et je n’ai plus jamais eu de nouvelles.

Mais forte des mes idéaux, j’ai essayé de m’ouvrir aux autres. Si cette résolution m’a permis de rencontrer mon meilleur ami, Yan , perdu lui aussi suite au déménagement orchestré par mon père pour fuir notre famille, elle a aussi ouvert les portes de mon enfer personnel.

Moqueries, dégoût, harcèlement par le plus grand nombre mais surtout

Confiance et trahison.

C’est l’un des plus vieux jeux au monde. Pourtant à force d’y jouer, on finit par en ressortir complètement vide. J’étais au bord du gouffre, quand le destin a abattu sa dernière carte. Je ne le montrais pas, j’avais même deux amies, j’étais bonne élève, j’étais aimée du corps enseignant, en apparence j’aurais presque pu paraître heureuse. Mais ça n’était pas le cas.

Après 15 ans à me battre contre moi-même, à me haïr, à ignorer qui j’étais, anéantie par les trahisons en séries qui étaient survenues l’année précédente, j’avais l’impression que mon cœur avait été battu à mort.

Je ne croyais plus en rien, je ne me voyais aucun avenir, et surtout, je n’en voulais pas moi-même. Le constat était amer, et douloureux, ma famille me manquait. S’en suivait un autre, encore plus dur, ils me manquaient mais ne m’avaient jamais aimée. Et d’autres constats s’ajoutaient, encore et encore.

C’est à ce moment que j’ai rencontré R . Pour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’ici, et surtout ,qui sont venus sur ce blog de manière régulière, cela doit sûrement vous rappeler quelque chose. Romain, de son prénom.

Romain, est l’origine de ce blog. C’est lui, ou plutôt sa perte, qui m’a poussée à le créer. Romain, a été le tournant de ma vie.

Je l’ai rencontré la veille du brevet. Immédiatement, j’ai sentie qu’il allait marqué ma vie je ne savais pas de quelle manière cependant, mais j’ai sentie que tout allait ce jouer sur cette note, cette note et pas une autre.

La confiance que j’ai accordée à Romain était totale. Irrémédiable. Et surtout, parfaitement naturelle, contrairement à toute les autres fois. Il n’était pas extraordinaire, pourtant je sentais qu’il cachait quelque chose, quelque chose de fort qui allait décidé de ce qui allait arrivé par la suite. Romain a été mon premier amour, même si je ne l’aimais pas vraiment. Il a été mon premier baiser, le premier que j’ai laissé approché, le premier à me voir pleurer sur « give me a reason » de Portishead.

 

I’m so tired, of playing

Playing with this bow and arrow

Gonna give my heart away

Leave it to the other girls to play

For I’ve been a temptress too long

Just…

Give me a reason to love you

Give me a reason to be a woman

I just wanna be a woman

From this time, unchained

We’re all looking at a different picture

Throught this new frame of mind

A thousand flowers could bloom

Move over, and give us some room

Give me a reason to love you

Give me a reason to be a woman

I just wanna be a woman

So don’t you stop, being a man

Just take a little look from our side when you can

Sow a little tenderness

No matter if you cry

 

Give me a reason to love you

Give me a reason to be a woman

Its all I wanna be is all woman

For this is the beginning of forever and ever

 

It’s time to move over

 

Personne n’a compris pourquoi je m’étais effondrée ce soir la à l’entente de cette chanson, il n’y faisait pas exception, et pourtant…    

Romain m’avait fait deux promesses, que je ne lui avait jamais demandé. La première, d’être la quoi qu’il arrive, la deuxième de ne jamais me faire de mal. Doux poison qui s’instille dans vos veines, quand vous vous mettez à croire en quelqu’un. Quand vous vous surprenez à rêvez, à imaginer un avenir dans lequel vous ne seriez plus seule face à vous-même, un avenir ou vous ne seriez pas sous la menace du temps de la trahison et de la mort. Sans explications apparentes j’ai repris le goût à la vie. J’ai réappris à sourire, à rire, et je l’ai même aimé, cette vie, pour la première fois.

C’était maintenant ou jamais. C’était le goût de la dernière chance. Le goût du bonheur jadis inconnu qu’on arrive presque à toucher. Le goût de l’interdit et du danger grandissant que l’on se plait à ignorer pour profiter de chaque millième de secondes.

Et puis un certain 27 Juillet 2006, tout à basculer. Un sms, froid sans même s’importuner de marques de politesse.

Je ne sais pas ce qui a fait le plus mal.

Le fait de savoir qu’il m’avait mentie, trahie, et souillée, ou le fait de savoir qu’il ne respecterais jamais ses promesses, et de sentir la violence qu’il avait enfermée ressurgir avec une force à en déchirer le cœur.

Le deuxième.

Je me souviens que sous la force de cette douleur sombre venant de moi-même je me suis effondrée comme une poupée de chiffon sur le sol. Je me suis évanouie quelques instants, avant de trembler, de convulser, de pleurer et de crier en mordant dans ma propre chair. La première crise de tétanie d’une très, très longue série. Je n’avais plus le contrôle de moi-même. Je me souviens m’être approchée du balcon, en rampant, et pour la première fois il n’y avait plus de duel. C’était la douleur et l’appétit de destruction qui me guidait, et me disait « saute, finis en  ». J’étais emportée par quelqu’un que je ne connaissais pas, quelqu’un qui menait mes pas vers la rampe et me susurrait ses mots à l’oreille tout en me répétant combien je ne valais rien et combien j’étais insignifiante, même pour elle.

Je ne savais pas pourquoi à l’époque, mais une fois sur la rampe, je ne l’ai pas écoutée. J’ai fait marche arrière et je suis retombée lourdement sur le balcon et je me suis traînée sur le lit. Pendant deux ans, j’ai fais une dépression. Je faisais jusqu’à 5 crises par semaines, et j’avais peur de mourir à chacune d’entre elle. C’est pour cette raison, que j’ai commencé à me mutiler. J’ai voulu quitter un enfer pour un autre, en pensant que celui-ci, j’arriverais à le contrôler. Je n’ai jamais réussi. J’ai fais trois autres tentatives de suicides, infructueuses. La violence avec laquelle j’éprouvais le besoin et l’envie de me détruire réduisait la moindre fibre de ma volonté à néant. Je n’étais plus que peur, et fuite.

 

A partir de ce jour, j’ai porté un masque. Un masque qui ne laissait rien entrevoir de moi-même. J’étais quelqu’un d’autre, à la demande. Une garce pour la plupart, froide, sadique, menteuse, manipulatrice et sans cœur. Pour d’autres un ange, sensible et torturée, mais toujours la pour les autres, comme si, a travers eux, elle essayait de se purger elle-même.

Mais personne n’a jamais compris, que l’un n’allait pas sans l’autre, et que j’étais les deux à la fois. Personne, sauf  lui.

J’ai mis 3 ans avant d’arriver à vivre avec ce qui c’était passé.  Je ne l’ai jamais oublié. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que quelqu’un d’autre parvienne à aller la ou lui c’était arrêté, à savoir à me cerner. Jean. J’ai beau être un oxymore assez étoffé, je crois que c’est lui le plus accomplie que j’ai pu rencontré. Entre ce qu’on est et ce qu’on se force à être, pour être accepté dans son cas, il y avait un fossé énorme. J’ai tout fais pour le combler, mais je n’ai pas réussi. Mais son échec réciproque, lui a été fatal. Si aujourd’hui je vis en paix avec son souvenir, les conséquences de sa venue dans ma vie, elles, s’avèrent être un cauchemar pour ceux qui essayent d’y entrer.

J’étais déjà une antithèse passionnée avant lui, après lui, je suis devenue une antithèse inaccessible puisque indéfiniment passionné. En d’autres termes, la médiocrité sentimentale m’indiffère. Certain me pense sans cœur, étant donné que je ne laisse aucune chance a ceux, charmés, qui voudrait y rentrer. Mais je ne fais pas de demi mesure. J’ambitionne une flèche d’acide qui anesthésierai la violence induite par le duel perpétuel qui s’est établit depuis mon enfance. Combler une part de moi sans l’autre est impossible, par conséquent, c’est l’oxymore en lui-même qui doit être visé. Mais comment atteindre ce que l’on ne peut pas voir ?

J’ai toujours ignoré la raison profonde pour laquelle je vivais, avant de voir ma tante tomber elle aussi. Aujourd’hui, cette raison m’apparaît comme évidente, mais non moins compatible avec la vie elle-même. C’est bien connu, désirer toujours ce que l’on ne peut pas avoir.

Dans mon cas, ce désir ultime c’est une famille.

Et ma vie, sera toujours lié à ce pan de l’histoire qui a mal tourné. Vivre pour des morts, pour un partage qui ne pourra plus jamais avoir lieu, pour un sentiment que l’on aura plus jamais la possibilité de voir. Un sens si fragile, et si fort en même temps, parce qu’en dépit de tout il m’a conduit jusque la. Je ne saurais jamais si mon grand père et ma tante sont fiers de ce que je suis devenue. Je ne saurais jamais si tout va bien pour eux et pourtant lorsque qu’on me demande de faire un vœux c’est la première chose qui me vient à l’esprit. C’est aussi injuste quand on y pense pour tout les vivants qui on su trouver leur place à mes côtés. Mais c’est quelque chose qu’ils doivent accepter.

Vivre pour des morts et pour un acte impossible à réaliser. Quoi de plus dur ?

Et pourtant la boucle est bouclée. Ils vivaient pour elle, me délaissant moi,et moi je vis pour deux souvenirs enterrés, délaissant ceux qui partagent ma vie.

Je ne serais jamais loin de Patricia, quoi qu’il arrive. J’ai reproduit inconsciemment le chemin qui m’avait détruit autrefois face à elle et face à la vie. Vie que j’ai appris à aimer, par ailleurs. Je ne serais jamais loin de la peur de finir comme elle, tout en sachant que la ressemblance est toujours présente. Mais je m’accroche comme une bouée au changement, au vert qui est bien loin du bleu. Le vert, symbole d’espoir.

Pendant 19 ans, j’ai tue son nom, et avec elle les véritables raisons qui me tenaient à l’écart la Vie. La vie avec un grand V. Patricia. Si j’ai peur de l’amour, de l’attachement, et de tout ce qu’y s’y rapporte, ce n’est pas à cause de Jean, ou de Romain, ou de tout ce qui a pu arriver même si cela à finit par y contribuer. Une des plus grandes erreurs de l’homme, confondre causes et conséquences.

La peur à son paroxysme peut nous forcer à détruire quelque chose avant même qu’il soit créé.  Non si je m’en tenais à l’écart, c’est parce que j’avais peur. C’est parce que l’amour, ainsi que la vie ont eu raison d’elle.

La même force de caractère, le même goût de la liberté, la même indépendance, le même attrait pour l’art, la même attirance pour la passion sentimentale, la même complexité et la même incapacité des autres à la comprendre, le même désir de fuir sa vie et de fuir le monde.

Au fond, fuir la vie, fuir les autres pour se fuir soi même. La fuir elle par conséquent…

Je serais toujours la seule personne que je connais à craindre comme la peste le mois de décembre. J’aurais toujours ce reflex de regarder vers la porte avant de descendre comme si j’allais les voir débarquer complètement différents par un miracle. J’aurais toujours le sentiment qu’on me laboure le cœur lors de mon anniversaire, de la veille de noël et du nouvel an et je serais toujours au bord du gouffre ces jours là. Je serais toujours révulsée par l’alcool, la drogue et la cigarette, pour eux. Je serais toujours révulsée par la seule mention d’une promesse et j’aurais toujours envie de fuir au bout du monde lorsqu’une des ses conneries aura été prononcée. J’aurais toujours peur de finir comme Elle, une peur ultime, véritable phobie. J’aurais toujours peur de me regarder dans un miroir.  Je serais toujours en train de rire et de sourire même quand tout va mal, et que je pleurs de l’intérieur. Je n’identifierais jamais mon reflet comme le mien. Je serais toujours coupée en deux. Je ne serais jamais véritablement quelqu’un de bien, et j’aurais toujours envie de détruire mon monde ainsi que moi-même.

Mais je ne me dirais jamais que c’est de leur faute. Toutes les fois ou j’ai joué avec des garçons, toutes les fois ou je mens et manipule mon monde, toute les fois ou je prend du plaisir à faire souffrir mon entourage souvent même gratuitement. La plupart des gens qui font des conneries mettent ça sur le compte de leur passé, plus ou moins rose. La bonne excuse. Que l’on décide d’être un connard ou un type bien cela ne vient que de nous et de personne d’autre. C’était moi qui manipulais tout ceux qui m’approchaient en seconde pour les briser ensuite. C’était moi qui semait la zizanie dans le groupe en terminale, jouissant de voir la destruction se profiler et les masques se lever. C’était aussi moi qui me suis acharnée à détruire Jean pendant 4 mois en me réjouissant de le voir blessé. C’était moi aussi, qui, cette année, à passé une soirée a dansé avec 4 garçons inconnus dont les pensées étaient plus qu’explicites, par pure vengeance contre moi-même et par pur instinct de non conservation personnel. C’est aussi moi qui passe  mon temps à mentir et à manipuler les gens. Moi qui souhaite faire souffrir ceux qui m’approchent juste par envie de les voir agonisant à terre pour les laisser crever.  Je ne serais jamais un ange. Mais c’est uniquement parce que je l’ai choisi.

Une personne m’a dit en seconde, que c’était très dur de se reconstruire sur du sable, mais pas impossible. C’est ce que j’essaye de faire maintenant. Je ne pourrais jamais oublier ce qui aujourd’hui, est mon passé. C’est cela qui m’a donné mon identité. Même si je ne sais toujours pas qui je suis. Je ne pourrais jamais faire comme si une partie de moi n’était pas profondément sombre et néfaste que se soit pour moi-même ou pour les autres. Je ne pourrais jamais faire comme si j’étais une personne stable et entière, puisque je serais toujours coupée en deux. Ce que je peux faire en revanche, c’est essayer de vivre avec tout ça.

Je ne suis pas du genre à croire aux happy ends. A vrai dire, j’ai toujours pensé que si j’atteignais 16 ans, se serait un miracle. Mais je vais en avoir 19 bientôt. Dans un an, je quitterai mes parents, ainsi que mon frère pour mes études certes mais aussi et surtout dans l’objectif de refaire ma vie. Je ne sais pas ou l’avenir va me mener, et honnêtement, je m’en fiche.

Je vis l’instant présent, sachant pertinemment que du jour au lendemain, je suis susceptible de tout perdre.

 

Si j’ai compris une chose c’est que quand on a déjà tout perdu, on a de la chance. Parce qu’on a plus rien à perdre et tout à gagner. Autrement dit, aucune raison d’avoir peur, toutes les raisons d’avancer. Quand on a regagné quelque chose en revanche… On se retrouve dans ma situation, à sans cesse peser le pour et le contre avant d’avancer. A devoir accentuer la lutte qui nous ronge pour contenir l’instinct de destruction qui menace à tout instant de tout foutre en l’air.

Le passé est ce qu’il est, irréparable.

Pourtant, j’ai toujours ces phrases dans la tête, et ces quelques mots que j’aimerais un jour entendre, à raison.


I know you suffered
But I don’t want you to hide
It’s
Soothe cold and loveless
I won’t let you be denied

me
I’ll make you feel pure
Trust me
You can be sure

I want to reconcile the violence in your heart
I want to recognize your beauty is not just a mask
I want to exorcise the demons from your past
I want to satisfy the undisclosed desires in your heart

You trick your lovers that you’re wicked and divine
You may be a sinner
But your innocence is mine

Please me
Show me how it’s done
Tease me
You are the one

I want to reconcile the violence in your heart
I want to recognize your beauty is not just a mask
I want to exorcise the demons from your past
I want to satisfy the undisclosed desires in your heart

Please me
Show me how it’s done
Trust me
You are the one

I want to reconcile the violence in your heart
I want to recognize your beauty is not just a mask
I want to exorcise the demons from your past
I want to satisfy the undisclosed desires in your heart

Ces phrases qui me disent que tout ne fait que commencer.

« Il faut être soi-même pour pouvoir aimer. »

« Il faut croire que la plus grande inconscience de l’homme, c’est celle de sa propre vie. »

« On rêve d’un idéal, on le prie, on l’appelle, on le guette, et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de le vivre, celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable.»

 

They corrected my heart

 

Rf@D

J’ai surement laissé filer un certain nombres de fautes étant donné la longueur de cet article, je m’en excuse.. Les citations viennent de et si c’était vrai & Ou es tu de Marc Levy, ainsi que de Mal de pierre de Milena Agus. Undisclosed desires de Muse bien évidement. La photo vient du blog de Fall for him, tout comme la toute première citation. Voilà, je crois que je n’ai plus rien à rajouter…

Cap ou pas cap?

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 The fray ( Kanye West cover ) -- Heartless

«  C’était un jeu de gamin, à celui qui tomberai le premier en entraînant l’autre dans sa chute. Au début c’était rien, et nous, pauvres fous, cons, tordus qu’on était, on voulait que ça devienne tout. Cap ou pas cap ? 3 mots, 7 putains de lettres. Absolument rien pas vrai ? Alors dit le qu’est ce que t’attend, dit le, crie le, hurle le, jusqu’à en perdre la voix… Dit le comme si tu le pensais vraiment…. Et laisse moi crever » 

« Quand j’étais petite, je m’asseyais sur la balançoire en essayant d’atteindre le ciel. Me balançant toujours plus haut, toujours plus vite. Et puis je sautais du plus haut que j’atteignais.  Je sautais et je courais à vivre allure dans le jardin, vêtue de la jupe de bohémienne et du foulard que tu m’avais offert, rêvant d’être une princesse aventurière pour la vie. Ta princesse… Ou est tu maintenant ? Et la folie me préserve de la vision de toi et de mes rêves, se faisant lentement bouffer par les vers… » 

« Au fond, s’aimer, se détruire c’est du pareil au même. Un putain de jeu dans lequel on se complaît à jouer naïvement le rôle d’un fantôme en devenir » 

Nous. C’est si beau un nous. C’est si tendre, attachant, attirant, tentant. Si fragile. Si dénué de sens. On cherche toujours à le protéger, et même perdu, à le retrouver ce nous. Même quand c’est la vie elle-même qui nous en sépare. Et surtout quand c’est la mort. On cherche une aide,  on prie pour un miracle, une mauvaise blague, un retour, un passage de l’indifférence à l’amour, on prie, on prie… On prie pour rien. Pour une ombre. Un enfoiré ou une salope en plus qui ne nous mérite même pas. Quoi qu’il en soit… Pour un fantôme. Qui ne reviendra pas.

La vie est faite de ce nous. D’un enchaînement de rencontre que l’on voudrait éternelles et qui se dérobent sous nos pieds.  Face à ça, certains arrivent à rebondir. En théorie, on est tous sensés le faire à un moment ou un autre. En pratique… En pratique nous avons tous été confrontés un jour à une personne que l’on ne pouvait oublier. Soit, en voyant clairement des centaines de raisons. Soit, en en voyant aucune. Il parait que le chemin est tout tracé pourtant. C’était quelque chose comme d’abord le refus, la peine, la colère, l’incertitude puis la compréhension. A vrai dire, et c’est révélateur, je ne me rappelle même plus de la dénomination exacte. Ce que je sais c’est que l’oubli est à la fois un combat contre l’autre et contre soi même. Que pour certaines personnes, ce combat est vu comme nécessaire et salvateur. Mais que pour d’autres on ne veut même pas l’envisager. Même si on a plus le choix. Tirer un trait, faire son deuil, vivre avec, vivre tout court. Quelque soit le terme. Au début, on se sent tous pas cap. Et puis il arrive qu’on se surprend

5 Juin 2009. 

J. échec au roi par la reine. Dernière combat, dernières souffrances, dernière incompréhension. Tu as été la seule personne ayant réussi part son unique présence à donner un sens à ma vie. Tu ne le méritais pas, tu ne me méritais pas, mais on ne crache pas sur le bonheur qu’on peut nous apporter quand bien même ce bonheur est venu d’un connard. Au moins, il aura servi à quelque chose. C’était toi, et moi, une dernière fois. Une dernière danse. Une dernière chance, que l’on renonce à donner.  Un dernier message, effacé. Un dernier souffle qui nous échappe, pour lui. Un dernier battement de cœur accompagné d’un dernier crie, étouffé. Un léger battement de cil. Une dernière larme, que l’on ne verse pas. Un coup de Tip-ex net et sans bavure, même si on s’est contenté de courir derrière le train et de le regarder par la fenêtre. Et puis plus rien. Les pulsations redeviennent régulières. La cicatrice s’est refermée. Ne reste que la sensation sourde d’un souvenir enfoui définitivement au plus profond de nous même.

Cap 

Mais il arrive aussi, que ce soit la vie elle-même qui nous surprenne. Du jour au lendemain, sans que l’on s’y attende. Après une journée parfaitement normale, ou presque. Du jour au lendemain on perd un être cher. La personne avec un grand L. Vous savez, celle qui arrive à donner un sens à votre vie même par son absence. Celle que vous attendez, celle pour qui vous souriez même après une dure journée de travail et qui vous attend chez vous. Celle qui partage votre vie, celle qui lui donne tout simplement son éclat

7 Décembre 2010. 

Il parait que tu es morte. Une crise cardiaque. Pendant que je réussissais sans le savoir, mon premier devoir de culture générale, et que mon cœur tanguait à l’approche des fêtes de Noël, une fois encore, sans vous. J’ai reçu la nouvelle de plein fouet, une semaine après. Il parait que l’on t’a mise en Terre le lendemain. Ce qui est bien quand on fait une classe préparatoire c’est que la faiblesse n’est pas tolérée. Surtout, lorsque qu’on parle en terme de concurrence. Ce qui est bien c’est qu’on peut refouler notre douleur et se bercer d’illusions, illusions autœntretenues par le travail à outrance. Ce qui est moins bien, c’est que 6 mois après, on explose

6 Juin 2010 

On finit assise à notre fenêtre, les genoux rabattus contre notre torse. Et l’on est désormais bercée par une douleur dans le cœur, si forte qu’elle nous rend folles si forte que l’on ne peut se retenir de hurler. Bercée par des tremblements convulsifs et des larmes qui ne peuvent s’arrêter de couler. Et on ne souhaite qu’une chose. Qu’elle nous prenne dans ses bras. Et à ce moment la, on imagine très bien Dieu aiguiser le couteau qu’il s’apprête à nous planter sur les nerfs de notre cœur. Parce que pour la première fois, une petite voix dans notre tête nous susurre «  elle est morte ». On s’y refuse, on l’appelle désespérément, les yeux rivés vers le ciel, ne se souciant guère de la position stupide dans laquelle on est. Et on l’appelle, on l’appelle, et à chaque silence, Dieu nous poignarde encore et encore.

Et on tombe 

Et les souvenirs reviennent. Les cadeaux, l’heure et demi passer à attendre pour 10 petites minutes de manège rien que pour vous, le CD qu’elle mettait résonnant dans la maison sur lequel vous dansiez toutes les deux, les quelques minutes ou elle vous prenait dans ses bras, les histoires qu’elle vous racontait pour vous endormir, le manège sur lequel elle vous laissait toute la soirée attraper le pompon pour voler toujours plus haut et voir son sourire, encore et encore. Une dernière visite qui tourne au vinaigre avec les parents et puis, toutes les années d’absence. Sans nouvelles. Toutes les années à garder son tee-shirt comme la prunelle de vos yeux en essayant de le sentir et de retrouver une odeur, un signe d’elle. Toutes ses années à lutter pour ne pas oublier son visage, sa voix. A espérer la seconde chance que l’on vous a volé plus jeune pour vous protéger des autres enfoirés peuplant la famille. Toutes ses années à vivre pour cette seconde chance. Pour la seule personne qui a été capable de vous aimer certes maladroitement, mais de vous le prouver. La seule qui soit encore en vie.  Pour ce moment rêvé, ou vous pourrez vous réfugier de nouveau dans ses bras, et vous sentir enfin vous-même, entière et comprise. Pour ces 3 putains de mots que vous creviez d’entendre et de dire.

Pour son regard pétillant et naïf, qui s’encre dans le votre, fier. Pour ce putain de sourire qui vous fait chavirer de bonheur. Pour elle.

Morte 

….

Et la question qu’on s’est tous posé un jour ou l’autre : Pourquoi ? Pourquoi elle et pas moi ?

De tout ces enfoiré il a fallu que ce soit elle, elle et encore elle. Il a fallu qu’elle crève avant de nous donner cette putain de chance de mettre une vraie fin à notre histoire. Tout mais pas elle. Comme si je pouvais tout simplement imaginer le fait qu’elle ne puisse plus jamais rire, sourire et battre des paupières. Comme si je pouvais imaginer le fait de ne plus la voir mettre un pot de crème fraîche dans des pattes et de dire après coup «  j’en ai peu être mis un peu trop ». Comme si je pouvais imaginer le simple fait de ne plus la voir accrocher des foulards colorés à ses casquettes et à ses jupes. Comme si je pouvais tout simplement l’imaginer… Inerte, les yeux clos, glacée, immobile. Enfermée dans une boîte en bois pourrie, dans un lieu pourri paumé au milieu de nulle par, sans joie de vivre sans… Sans personne pour l’aimer comme elle le mérite, sans personne pour la regarder comme un homme pourrait le faire, sans… Sans vie à faire enfin, et à terminer.

Comme si je pouvais tout simplement vivre, en sachant qu’elle ne sera plus jamais la. Vivre, en sachant que la seule perspective de famille qu’il me restait venait de s’envoler.

Vivre sans elle.

Pas cap 

« Quand j’étais petite, je m’asseyais sur la balançoire en essayant d’atteindre le ciel. Me balançant toujours plus haut, toujours plus vite. Et puis je sautais du plus haut que j’atteignais.  Je sautais et je courais à vivre allure dans le jardin, vêtue de la jupe de bohémienne et du foulard que tu m’avais offert, rêvant d’être une princesse aventurière pour la vie. Ta princesse… Ou est tu maintenant ? Et la folie me préserve de la vision de toi et de mes rêves, se faisant lentement bouffer par les vers… »

Et puis parfois, on croit rencontrer un ange. Une personne sur qui l’on veut se reposer en pensant qu’avec elle tout redeviendra normal. Une personne qui arriverait à vaincre nos propres démons en plus des siens. Qui nous sauverai de nous même.

21 Mai 2010. S’aimer, cap ou pas cap ? 

«  C’était un jeu de gamin, à celui qui tomberai le premier en entraînant l’autre dans sa chute. Au début c’était rien, et nous, pauvres fous, cons, tordus qu’on était on voulait que ça devienne tout. Cap ou pas cap ? 3 mots, 7 putains de lettres. Absolument rien pas vrai ? Alors dit le qu’est ce que t’attend, dit le, crie le, hurle le, jusqu’à en perdre la voix… Dit le comme si tu le pensais vraiment…. Et laisse moi crever »

Tu te souviens, de la toute première fois on ou s’est parlé ? On s’était lancé un défi, à l’image de notre film préféré, le premier à faire flancher l’autre, à s’en faire aimer à  jamais. On s’est foutu les deux flingues sur la tempe et on s’est promis de jamais se laisser quoi qu’il arrive, de se faire un Requiem for a Dream moderne où on serait drogué à mort l’un de l’autre. Et y a que sur ce point la qu’on a pas foiré.

« Je n’en peux plus. Nous ne sommes plus vivants, c’est un leurre. Je m’essouffle… Mon désir de poursuivre est syncopé. Je crois que nous en sommes venus à nous détester, haïr l’autre d’être toujours là, tout en craignant qu’il parte »

Possession, désir, peur, destruction, jalousie, passion, haine, amour, dégoût, indifférence. Tout se mélange, alors qu’un panneau attention danger émerge comme une alarme dans ma tête. On ne fait plus que se détruire.  Disputes enragées, propos blessants. Comme drogue réciproque de l’autre, poison qui nous rend fou et nous tue à petit feu. Des menaces, des reproches encore, encore et encore.

Tu dis que tu m’aimes, mais l’amour, ce n’est pas ça. L’amour, c’est préférer crever que de laisser l’autre, préférer crever que de lui faire du mal, tout faire pour lui quitte à ce que ça nous tue nous même. Depuis combien de temps n’as tu pas fais ça ? Ou sont passé les surnoms affectifs, les belles promesses, les longs discours parfaits par un je t’aime criant. Ou sont passés les trémolos dans ta voix quand tu me l’a dit pour la première fois. Ou sont passés les frissons qui m’on parcourue. Et toi, quand je te l’ai dit…. Ou es tu passé ?

« Au fond, s’aimer, se détruire c’est du pareil au même. Un putain de jeu dans lequel on se complait à jouer naïvement le rôle d’un fantôme en devenir »

Une menace. Voilà ce que tu es devenu. La menace d’une âme que je t’ai offerte,  la menace d’une destruction ultime sans états d’âme, la menace de ta peau touchant la mienne suivit d’un électrochoc et d’un recul brutal de pure défense. La menace d’une caresse sous mes tremblements se transformant en claque en pleine figure dans mes cauchemars. La menace d’un regard que je n’arrive plus à affronter. Depuis quand devrait-on craindre la personne que l’on aime ?

Qui partira le premier ? Et cette question qui n’aurait jamais du se poser taillade mon cœur en me coupant le souffle. Ça aurait du être toi et moi. Pas toi ou moi. L’un avec l’autre… L’un contre l’autre. 

Dis moi que tu m’aimes. Vas y, dit le moi. Crie le hurle le jusqu’à m’en bousiller le cœur je m’en fiche.

« 3 mots, 7 putains de lettres. Absolument rien pas vrai ? Alors dit le qu’est ce que t’attend, dit le, crie le, hurle le, jusqu’à en perdre la voix… Dit le comme si tu le pensais vraiment…. Cap ou pas cap ? »

Comme si tout se limitait encore à un jeu. Comme si j’en avais encore rien à faire de toi. Comme si je ne pouvais pas te perdre du jour au lendemain. Comme si je ne pensais pas à te quitter moi-même. Dit le je t’en supplie comme un fou à sa Reine. Comme si tu m’aimais vraiment. Comme si moi partie, tu serais détruit. Comme si j’étais un sens à ta vie. Comme si nous aussi on allait s’ensevelir sous une dalle de béton. Comme si nous aussi, on s’aimait vraiment.

 Pas cap 

De vous à moi
Il y a tant de pas
Beaucoup trop je crois
La nuit tombe déjà
Entre rires et larmes
J’ai perdu mon âme
A vos jeux de dames
Et de rois…

J’étais pour vous
Un clown voilà tout
L’idiot et le fou
Tellement fou de vous…
Pardon jolie dame
De quitter le jeu
Je dépose les armes
Adieu…

De vous à moi
Il ne restera
Pas grand chose je crois
Vous êtes loin déjà
Votre rire, mes larmes
Quelques bleus à l’âme
Pour un pauvre diable aux abois

Car je n’aurai jamais été pour vous
Qu’un clown voilà tout
L’idiot et le fou
Tellement fou de vous
Adieu jolie reine
Rendez-le heureux
Ce prince qui vous aime
Pour deux 

8 Juin 2010 : sourire, cap ou pas cap ? 

Et dans tout ça, certaines personnes vous mettent du baume au cœur. Certaines personnes se démmerdent pour être à elles seule l’unique raison qui fait que vous vous battez et que vous rester en vie. Qu’elles s’appellent F, P, L ou Y, elles ont toutes un point commun. Se sont des personnes bien, qu’on à la chance d’avoir, et qui nous aiment, véritablement. Des personnes qu’on aurait presque tendance à oublier face à tout se bordel donnant envie de se tirer une balle. Mais tant qu’elles sont la, sans façons.

F. Parce qu’on peut être dans l’armée à 500 bornes et ne pas s’être vu pendant un an, c’est quand même le seul crétin à m’envoyer des je t’aime et me bombarder de SMS tout les jours. Le seul crétin à m’appeler quand je suis malade tous les soirs, s’inquiéter et jouer les papas poules quand j’ai de la fièvre. Le seul crétin avec qui ça finit toujours en discussion en anglais même si il n’est pas doué et en tentatives de drague foireuse même si F junior va pointer le bout de son nez dans quelques jours grâce à madame F. F… Quand je pense qu’il y a un an à peine, on s’était disputé et aujourd’hui… Du haut de ses 20 ans, F, est une de mes plus belles rencontres. Un ami. Un grand frère. Une raison de vivre.

P. 4h de voiture. Ma meilleure amie. P s’en est pris plein la gueule, comme moi. Quand je l’ai connue, P était au fond du trou, P avait perdu son frère, P ne croyait plus en l’amour et P n’avait plus envie de se battre. Aujourd’hui, P rayonne, P a refait sa vie sans même s’en rendre compte. Et même si P rame et souffre encore, P est exceptionnelle. P est une réserve d’espoir à elle toute seule. P est toujours la pour les autres. P s’en sortira, et son frère ne pourra en être que fier. P est belle. P donne envie d’y croire.

L. 6h de train. L m’a vu grandir, changer. L a commis des erreurs, mais L est le seul témoin du passé à être toujours la malgré cela. L est une andouille. L est naïf, mignon, L manque de confiance en lui et L a connu l’amour, des deux côtés de la falaise et tente bravement de remonter. L est un ange, avec des petites ailes de démon cachées derrière mais qui lui vont comme un gant. L est un imbécile, mais un vrai ami.

Y. Mon frère. De cœur, mais qu’est ce qu’on s’en fiche. Y et moi, c’est une histoire improbable. Ex de mon ex meilleure amie, et accessoirement, mon ex. Y a été un imbécile, a même menti sur son prénom. Ouh, pas bien. Y est possessif, chieur, sadique, coureur de jupon depuis qu’on l’a quitté et déteste montrer qu’il va mal. Y me rappelle moi. Y et moi ne pourront pas se voir pendant 7 mois ou il sera à Londres puis à Copenhague. Mais Y m’a invité, et au pire, Y m’enverra une carte postale. Donc, Y est forcément quelqu’un de bien (sinon, ça veut dire que moi je ne le suis pas non plus)

Et puis AF, S ,AC, AM, AL, G … Cap 

La vie n’est un long fleuve tranquille que pour ceux qui n’ont jamais vécu. Mais quand bien même les turbulences vous font souffrir, il y a toujours des gens bien sur lesquels vous pouvez vous raccrocher. Morale de l’histoire ? On ne vous demandera jamais d’être parfait ou d’avoir une vie parfaite. Juste de vous battre.

Alors, Cap ou pas cap?

 

Rf@D

Bientôt la fin de ma première année de prépa, et cela fait sans conteste grandir et cogiter. D’ou cet article, plus long que d’habitude qui en dresse un peu le bilan. Pas beaucoup de sources extérieures donc, pour le coup. Une référence au film jeux d’enfants de Yann Samuell et une autre à la chanson les voyages en train de Grand corps malade. Une chanson d’Henri Salvador, le fou de la reine et une citation du magnifique livre de Lolita Pille, Hell. Une référence lointaine à un titre d’épisode de Gossip girl et à la citation  » Three words, eight letters. Say it and I’m yours « . Mais c’est tout. J’espère pour tout les étudiants qui viennent sur ce blog que vos exams se sont bien dérouler, personnellement je recevrai les résultats au compte goutte.  Et j’espère que unblog voudra bien me laisser un article présentable comme cadeau de départ en vacance, on verra ça tout de suite. Je crains le pire…

PS: J’aimerais votre avis au niveau de la taille d’écriture. En laissant la police Times New Roman, la présentation se tient mais si je met en taille 3 c’est très petit. J’ai mis en 4 , me disant que trop était mieux que pas assez mais peut être que ça peut géner certains je ne sais pas. Donc si c’est le cas, n’hésitez pas à m’en faire part je suis à votre écoute ;)

Fall for him

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Nelly Furtado – Say it right 

«  Je me suis surprise à penser au bonheur.  Un soir de printemps, j’ai rêvé que mes doigts le frôlait en tremblant, hésitants. J’ai vu mon cœur battre à un rythme étranger. Et j’ai pensé à toi. A nous. Et puis… Et puis je me suis réveillée.  Dans le noir. Stupide, et seule… » 

« Tu le sens sillonner ton cœur, et sans dire mot tu le regardes. Mais tu ne vois pas ma douleur… J’ai envie de chialer mais je m’en garde…  A quoi bon résister à cette brume d’enfer, où depuis je suis noyé ? J’me fous la tête en l’air, mais j’ y crois encore… Ne vois-tu pas mes yeux saigner comme mille artères ? Non, ne vois-tu pas les cieux embrumés de ma colère ? En fait tu ne vois rien, juste le bleu de ses yeux… Il fait trop noir dans les miens, mais je fais ce que je peux… En quête de ton sourire, j’ y crois encore. Et les fantômes de nos souvenirs, même s’ils ont tord… Rien ne pourra jamais les détruire… Et j’y crois encore… » 

« Si tu savais petite comme ce monde est blessure. Si tu croyais petite que ce n’était qu’égratignure. Si j’ te disais petite que ça en valait la peine. Si j’ te disais tout de suite que t’était ta propre reine… » 

He’s under my skin. 

17h23.  Réduction carte 12/25,  aller simple. Je me dirige lentement vers le quai numéro 4, valise et billet  à la main. TGV Wagon numéro 10, et monte sans un regard en arrière. Blottie dans le fond de mon siège, je regarde la gare défiler lentement sous mes yeux, son souvenir. Son regard, sa bouche, son odeur, la douceur de ses mains. Stupide et naïve, de vouloir aller au bout du monde, fuir. Comme si je pouvais tout simplement lui échapper. Et je me réveille, seule dans le noir, le cœur compressé par le manque, fiévreuse. Un rêve. Un de plus.

Une journée de plus, à guetter le moindre signe. Une journée de plus, à le rechercher à demi consciemment dans la foule épaisse et noirâtre. A guetter la moindre odeur, rappelant son parfum. Une journée de plus à mourir lentement sous l’étau glacé d’une absence qui nous emprisonne. Une journée de plus en enfer. Une journée de plus sans lui. 

Salope Un mot qu’aucun n’ose prononcer mais que tous crient en silence. Danser suavement sous les mains d’étrangers, sourire encore et encore, jouer, comme si plus rien n’avait d’importance. Paraître.  Et perdre pied. Lancer un regard dans le vide, le sourire accroché aux lèvres. Un regard empli de dégoût, d’une souffrance incommensurable, et d’une peine irréductible, qu’aucun ne verra. Se foutre une claque mentale, et recommencer, une coupe de champagne à la main

Hell, si tu savais comme je te comprends…  

 » Si le prix à payer est de mourir étouffé de chagrin. On s’en fout, ça vaut le coup, d’oser s’aimer maintenant, peut-être trop fort, mais d’y croire jusqu’au bout… «  

L’enveloppe externe importe peut, le cœur lui reste fermé à double tour, marqué d’une cicatrice au fer rouge et broyé dans les mains d’un fantôme. Tout donner, et ne rien donner en même temps. Mais qu’est ce qu’il s’en fiche 

« En fait tu ne vois rien, juste le bleu de ses yeux. Il fait trop noir dans les miens, mais je fais ce que je peux… »

  Merde

Grossièreté qui se diffuse en boucle dans ma tête, depuis ce vendredi 5 juin 2009. Depuis ce jour où nous nous sommes affrontés pour la dernière fois, moi, fuyant ton regard. Depuis ce jour où j’ai prononcé ces deux petits mots de négation, laissant tomber le couperet sur nos deux têtes. Depuis ce jour, où j’ai éteint toute once d’espoir en toi. Depuis ce jour où je suis partie en marchand  lentement sans me retourner. Depuis ce jour ou pour la première et la dernière fois, je t’ai blessé. Depuis ce jour où sur mon nom, tu as tiré un trait Merde.   

J’ai tout gâché.

Connard, pourquoi tu n’as pas été fichu de faire pareil

« Et les fantômes de nos souvenirs, même s’ils ont tord… Rien ne pourra jamais les détruire… » 

I’m yours  

Amer constat, que celui d’un cœur qui ne nous appartient plus. Amer constat que de voir notre volonté jadis si puissante, réduite en esclavage. Sentiments irrémédiables confins dans l’hémisphère droit de notre cœur. Sentiments dévastateurs, qui ne demandent qu’à se répandre pour nous consumer entièrement.  

J’ai voulu défier Icare, me rapprocher du soleil, et en admirer l’éclat. Et comme lui je me suis brûlée les ailes. Comme lui, je me  suis écrasée comme une poupée de chiffon sur le sol, me brisant les os. Mais contrairement à lui, j’ai survécue. Damnée par ses rayons mortels à qui je ne pouvais échapper, paralysée par une douleur sans fin. Mais contrairement à lui, mon soleil, c’était toi. 

«  L’hémisphère droit hein ? Et le gauche, t’en fais quoi ? » 

 A 

 » Tu sais quoi ? Je vais m’en aller. Je vais partir longtemps, très longtemps. Puis un jour, je reviendrai. Et là, je verrai enfin si tu tenais vraiment à moi, ou si tu faisais juste semblant. » 

Alexandre le conquérant, qui tomba de part son orgueil démesuré. Abrutis,  lente Agonie, Abîme sans fond dans lequel je me suis jetée la tête la première en Abjurant naïvement du passé, pensant qu’il ne me rattraperait pas. Pensant que cela en valait la peine. Et au jour d’aujourd’hui, j’Abroge ses souvenirs et ses « je t’aime » prononcés dans le vent au profit d’une attitude que je nommerai rationnelleJe fuis

Je fuis une autre chute, qui me serait mortelle. Je Fuis cet hémisphère gauche qui ne battrait que par sa présence, que par lui si possibilité lui en était donné. Je me complais à ignorer ses hémisphères, qui ne m’appartiennent plus et me poussent à la déchéance.  Et quelle meilleure façon, que de se souiller soi même ? 

A. Tu aurais du être l’Aube. Mais tu n’es que l’Achèvement

«  Je me suis surprise à penser au bonheur.  Un soir de printemps, j’ai rêvé que mes doigts le frôlait en tremblant, hésitants. J’ai vu mon cœur battre à un rythme étranger. Et j’ai pensé à toi. A nous. Et puis… Et puis je me suis réveillée.  Dans le noir. Stupide, et seule… » 

Je sens des boums et des bangs.   

Agiter mon cœur blessé. 

L’amour  comme un boomerang.   

Me revient des jours passés. 

A pleurer les larmes dingues.   

D’un corps que je t’avais donné.

 J’ai sur le bout de la langue. 

Ton prénom presque effacé.   

Tordu comme un boomerang. 

Mon esprit l’a rejeté.   

De ma mémoire, car la bringue. 

Et ton amour m’ont épuisé. 

Je sens des boums et des bangs.   

Agiter mon cœur blessé. 

L’amour comme un boomerang.   

Me revient des jours passés. 

A s’aimer comme des dingues.   

Comme deux fous à lier. 

Sache que ce cœur exsangue 

Pourrait un jour s’arrêter.   

Si, comme un boomerang. 

Tu ne reviens pas me chercher.   

Peu à peu je me déglingue. 

Victime de ta cruauté. 

Je sens des boums et des bangs.   

Agiter mon cœur blessé. 

L’amour comme un boomerang.   

Me revient des jours passés. 

A t’aimer comme une dingue.   

Prête pour toi à me damner. 

Toi qui fait partie du gang. 

De mes séducteurs passés.  

Prends garde à ce boomerang. 

Il pourrait te faire payer.   

Toutes ces tortures de cinglés. 

Que tu m’as fait endurer. 

Je sens des boums et des bangs.   

Agiter mon cœur blessé. 

L’amour comme un boomerang.   

Me revient des jours passés. 

C’est une histoire de dingue.   

Une histoire bête à pleurer. 

Ma raison vacille et tangue. 

Elle est prête à chavirer.   

Sous les coups de boomerangs. 

De flash- back enchaînés.   

Et si un jour je me flingue. 

C’est à toi que je le devrais 

«  Si j’ te disais petite que ça en valait la peine. Si j’ te disais tout de suite que t’était ta propre reine… » 

Alors, je ne te croirais pas…

  «  Je me suis surprise à penser au bonheur.  Un soir de printemps, j’ai rêvé que mes doigts le frôlait en tremblant, hésitants. J’ai vu mon cœur battre à un rythme étranger. Et j’ai pensé à toi. A nous. Et puis… Et puis je me suis réveillée.  Dans le noir. Stupide, et seule… » 

 «  Tu sais quoi ? Je vais m’en aller. Je vais partir longtemps, très longtemps. Puis un jour, je reviendrai. Et là, je verrai enfin si tu tenais vraiment à moi, ou si tu faisais juste semblant… » 

« Tu sais qu’à force de tout faire pour pas s’aimer, un jour on va tomber amoureux et on aura plus que nos yeux pour pleurer. Parce que ce sera vraiment un gros bordel. »

I tear my heart open, I saw myself shut ; my weakness is that I care too much. And my scars remind me that the past is real, I tear my heart open just to feel…

Rf@D

BON DIEU on peut même plus faire une mise en page Correcte maintenant! Abandon du gras, c’est déjà suffisament difficile comme ça à lire, abandon de l’alignement central sinon ça aurait pire. Bien, sur, ça tombe toujours sur moi… Bref rien de plus à ajouter, si ce n’est les sources  

Photo Deviantart

Ycare, les chansons j’y crois encore et elle me dit

Comme un boomerang écrite par Gainsbourg, interprétrée par Etienne Daho et Dani.

Les deux dernières citations en italique reprises un certain nombre de fois viennent du dernier article de xfall-for-him pour qui j’ai décidément eu un vrai coup de coeur ( lien du blog sur les articles précédants ), clin d’oeil aussi avec le titre

et enfin, la dernière phrase est tirée de la chanson scars, du groupe Papa Roach.  

Dystopia

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Listen

 » Think before you make up your mind, you don’t seem to realize
I can do this on my own. And if I fall, I’ll take it all, it’s so easy after all. »

«  I know you’ve suffered but I don’t want you to hide. It’s cold and loveless, I won’t let you be denied. I want to reconcile the violence in your heart. I want to recognize your beauty’s not just a mask. I want to exorcise the demons from your Past. I want to satisfy the undisclosed desires in your heart.  »

J’ai essayé de noyer mon âme. Essayé de la purger sous des trombes d’eau glacés jusqu’à assécher la moindre parcelle de ma peau. J’ai voulu fermer les yeux et ne plus jamais les ré ouvrir. J’ai laissé le vide envahir mon esprit, lacéré mon corps,  et broyé mon cœur. J’aurais pulvériser du parfum jusqu’à ne plus avoir d’odeur, cette foutue odeur qui hante encore ses draps lui ôtant toute possibilité de rédemption.

Mais je n’ai pu me détruire moi-même.

J’ai tiré un trait.  Tiré un trait sur l’espoir factice qu’un autre pourrait le remplacer. Tirer un trait sur les efforts effectués en vain pour me persuader du contraire. Tiré un trait sur eux, sur les espoirs illusoires que je leur avait donné,  d’obtenir ce qu’il avait obtenu de moi. Maintenant mon ange, l’histoire se jouera entre toi et moi. Une toute dernière fois.

Je suis une pétasse. Une fille qui vous fait miroiter le bonheur, une place dans son cœur alors que vous ne faite que le frôler, si d’aventure vous arrivez à l’atteindre. ce qui au passage, soyons honnêtes, arrive approximativement autant de fois que les mots «  je t’aime » sortent de sa bouche ». Mots qu’elle attend de votre part d’ailleurs, pour se sentir définitivement maître de la situation, pour sentir l’adrénaline d’une vie insignifiante que l’on tient dans le creux de sa main et qui serait si facile de briser. En somme, une fille qui oublie une relation de 3 ans faite bien sur de déclarations d’affection bidons en quelques jours.

« C’était une minuscule aiguille ou un grattement désagréable. J’ai joué avec lui. Je ne vais pas te mentir non plus, si tu partais je ressentirais que le même grattement. J’préférerais pleurer et m’arracher toute les veines même si sa signifie être plus vulnérable. Je préférerais, vraiment. Je m’en veux, je me déteste pour ça. Pour ne pas être dépendante de toi. » 

« Le bonheur, on ne peut que passer à côté. Si tu m’avais aimée… ça ne pouvait pas suffire. Et ta débauche ne leurre qu’un instant ton désespoir caché. C’est un de ces maux qu’on ne peut pas guérir… Ce n’est pas ta faute. »

Je suis une fille qui a fait de sa vie un plateau d’échec géant, sur lequel elle s’immole gaiement sans penser aux pions qui l’entoure.

C’est bien connu, la Reine est la pour bouffer tout sur son passage et n’a guère d’intérêt à accorder un quelconque crédit aux êtres inférieurs qui l’entourent. La Reine protège le Roi, encore et toujours, le connard sans nom qui a brisé sa vie et la tient enchaîné à son souvenir. La Reine serait prêt à se faire bouffer pour le Roi, en prêtresse aveugle d’un amour sans limite et nom partagé. Et son Roi l’ignore, tel un couard bien trop occupé à se planquer derrière ses pions pour rester en vie.

Dans cette partie, que des pions, aucun échec, aucun mat. Le roi, finit gagnant et ne se souci guère du fait que la Reine soit encore sur le plateau ou qu’elle se soit fait éjectée. Manque de chance pour elle, la Reine est toujours la. Et elle regarde le roi, planqué, encore et toujours. Le jeu s’est arrêté et elle se retrouve bloquée sur une case, mortellement éloignée de lui. Aucune possibilité d’avancer. Aucune possibilité de reculer. Comme une statue de marbre condamnée à regarder l’objet de son désir s’éloigner sans pouvoir le  retenir, le toucher, sans pouvoir exister à ses yeux.

Il reste des pions sur le plateau, sur des cases plus ou moins proche. Mais la Reine n’en a que faire. Se ne sont que des pions. Se ne sont pas lui.

 

« You promise me the sky, then toss me like a stone. You wrap me in your arms, and chill me to the bone.. » 

« Si l’amitié est une flamme, l’amour n’est rien de moins qu’un brasier attisé par la haine. Cependant, à vouloir jouer avec le feu, on se brûle. Il n’en résulte alors qu’une marque douloureuse. » 

Et puis la main du destin l’éjecte avec une baigne en plein visage A ce moment la, en toute logique, on commence une nouvelle partie, les pions les rois, les reines se remettent en place pour une nouvelle chance, une nouvelle histoire. Mais dans la vraie vie, quand on se fait éjecter, on en crève, point. Il n’y a qu’une seule histoire pour un seul protagoniste, on perd, on perd et on s’en mord les doigts comme un de nos fou, parce que cons comme on est on a oublié que la Reine est avant tout, La folle du Roi.

 

«  Tu vois, c’est ça l’amour… D’abord des frissons d’excitation, puis quelques secondes de bonheur. Et quand enfin tu commences à y croire, quand tu t’abandonnes totalement à la personne et que tu as une totale confiance en elle. Quand tu en demandes plus, bien plus. C’est là qu’elle te fait le plus mal, qu’elle te prend par surprise et te fait souffrir, comme jamais personne ne l’avait fait. Aussi bien physiquement que mentalement… Alors ton cœur se met à saigner abondamment, et tu sais bien que l’hémorragie s’arrêtera un jour, mais la cicatrice elle, sera toujours là.  Tu te mets à pleurer, à supplier, à abandonner toute fierté. Et tu t’accroches à quelqu’un qui te fait désespérément mal, tu es accro. Tu ne peux désormais plus te passer de cette souffrance. Tu es même prêt à la dépasser, juste pour connaître à nouveau ces quelques petites secondes de bonheur. Et c’est une erreur. Une grave erreur… Alors tu avales avec difficulté cette déception amère, au goût de rouille. ». 

 » Elle a été balayée en une seconde. Elle en a été dévastée. Elle avait simplement oublié de se protéger. A l’instar des grands accidentés, elle ne retrouvera jamais complètement l’usage d’elle-même. » 

« Aimer, c’est aussi sentir ce vide, sentir ce creux atroce qui bloque les poumons et fait tourner la tête. Celui qui vous brise le cœur comme une balle tirée d’un Colt Diamond. »

Et Il m’a flinguée. Dans tout les sens du terme. Flinguée au plus profond de mon âme, saignée jusqu’à la moelle, menti avec un talent or pair. Mais qu’est ce qu’on s’en fiche. Maintenant, c’est mon tour. Son regard, son sourire, ses mots, ses gestes, son souvenir, détruis. C’est tout ce qui m’importe,. Toute la marge de manœuvre qu’il me reste. Tout Ce qu’il me reste de lui. La perspective de sa destruction. Tout ce que je ne veux pas. Mais je me console en me disant qu’avec lui, c’est tout mes état d’âmes que je flingue. Tout c’qu’il a réussi à approcher, et n’aurais jamais du. Parce que quitte à être une pétasse, autant l’être jusqu’au bout. Finir le boulot, la ou il l’avait arrêté.

L’autodestruction, ça ça me parle.

“ By the end of tonight, the Old  M will be dead and buired “ 

Quelle meilleure fin que la mort psychologique du fou du roi? Quelle meilleure fin que l’abandon de tout ce qu’il avait été, de tout ce qui avait été dédaigné. C’est tellement plus beau qu’une simple tentative de suicide ou qu’une dépression pathétique, tellement plus dramatique. Renaître, aux antipodes de ce qu’on avait été, jouer un autre jeu avec d’autres règles. Pourquoi se cantonner au rôle de la reine après tout ? A l’époque de la féminisation, le rôle du couard est bien plus excitant. Voir les autres se battre pour vous, pour une touche d’attention et crever comme des chiens sans que cela ne nous effleure. Tu me fais confiance ? Vas y mon coeur, dit oui et scelle ton arrêt de mort

Un magnifique Retour à l’envoyeur non ?

Oh bien sur, vous me direz, se sont les pions qui vont morfler. Mais en même temps, qui a dit qu’un pion était innocent ? Nous sommes tous des salauds à part entière, la plupart n’ont juste pas assez de cran pour l’assumer et se contente de faire morfler leur entourage avec un regard innocent. De belles paroles, de pieux mensonges, de grands sourires et juste assez de possessivité pour  ne pas perdre la face.

« Mais chérie, c’est de ta faute moi j’ai rien fait. C’est toi qu’est pas à la hauteur, toi qui m’aime pas, toi qui te vexe pour un rien et toi qui joue les salopes avec tes potes alors que moi je flirte avec ma meilleure amie en m’extasiant sur chaque filles qui entre dans mon champ de vision en proclamant qu’on est pas en couple. »

En un mot, connard.

L’homme est un spécimen particulièrement intéressant du point de vu sociologique et psychologique. Sa dimension à flatter son ego et détruire celui de son prochain est une caractéristique rare de la biodiversité, tout comme sa capacité à paraître ce qu’il n’est pas, c’est-à-dire un être rationnellement fréquentable.

Après tout, c’est de bonne guerre

” Qu’y a-t-il de si formidable dans la vérité ? Essaie de mentir un peu pour changer. C’est comme ça que le monde marche. “

 

Sparkling angel I believed
You are my saviour in my time of need.
Blinded by faith I couldn’t hear
All the whispers, the warnings so clear.
I see the angels,
I’ll lead them to your door.
There’s no escape now,
No mercy no more.
No remorse cause I still remember
The smile when you tore me apart.

You took my heart,
Deceived me right from the start.
You showed me dreams,
I wished they would turn into real.
You broke the promise and made me realise.
It was all just a lie.

Sparkling angel, I couldn’t see
Your dark intentions, your feelings for me.
Fallen angel, tell me why?
What is the reason, the thorn in your eye?
I see the angels,
I’ll lead them to your door
There’s no escape now
No mercy no more
No remorse cause I still remember
The smile when you tore me apart

You took my heart,
Deceived me right from the start.
You showed me dreams,
I wished they would turn into real.
You broke the promise and made me realise.
It was all just a lie.
Could have been forever.
Now we have reached the end.

This world may have failed you,
It doesn’t give you a reason why.
You could have chosen a different path in life.

The smile when you tore me apart.

You took my heart,
Deceived me right from the start.
You showed me dreams,
I wished they would turn into real.
You broke the promise and made me realise.
It was all just a lie.
Could have been forever.
Now we have reached the end.

 

Règle n°1 : Ne jamais s’attacher. 

Parce que c’est précisément à l’heure où l’on croit tout gagner ou tout avoir gagné que l’on est susceptible de tout perdre

«  Three words, eight letters. Say it, and I’m yours. “ I..” “ thank you. That’s all I needed to hear. »

Oh, and just so you know : 

GAME OVER

“ You’re holding my hand but you don’t understand,
So where I´m going, you wont be in the end. “ 

“ Think before you make up your mind, you don’t seem to realize
I can do this on my own. And if I fall, I’ll take it all, it’s so easy after all.”

Rf@D

La mise en page laisse à désirer, unblog et moi n’étant décidément pas compatibles. Sources:

Sum 41 -- Some Say

Muse -- Undisclosed Desires

Linkin park -- In pieces

xfall-for-him.skyrock.com

Within temptation -- Angels

Gossip Girl

Within Temptation -- Utopia

Desideratum

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 Listen

«  Le bonheur est un astre volage qui s’enfuit à l’appel de bien des rendez-vous . Il s’efface il se meurt devant nous, quand on croit qu’il est loin il est là tout près de vous. Il voyage il voyage il voyage, puis il part il revient il s’en va n’importe où. Cherchez-le il est un peu partout… » 

« Je t’ai rencontrée par hasard,  Ici, ailleurs ou autre part, Il se peut que tu t’en souviennes. Sans se connaître on s’est aimés,Et même si ce n’est pas vrai,  Il faut croire à l’histoire ancienne. Je t’ai donné ce que j’avais : De quoi chanter, de quoi rêver, et tu croyais en ma bohème. Mais si tu pensais à vingt ans qu’on peut vivre de l’air du temps,  ton point de vue n’est plus le même. » 

« Plus tard sans trop savoir pourquoi  un étranger, un maladroit,  Lisant mon nom sur une affiche  te parlera de mes succès.  Mais un peu triste toi qui sais, tu lui diras que «  je m’en fiche… Que je m’en fiche… » » 

« Rêver un impossible rêve, porter le chagrin des départs.  Brûler d’une possible fièvre , partir où personne ne part . Aimer jusqu’à la déchirure, aimer, même trop, même mal. Tenter, sans force et sans armure  d‘atteindre l’inaccessible étoile »

Une photo, vieille photo  de ma jeunesse”. Et cette phrase résonne dans ma tête synonyme d’un passé en plein de mélancolie et d’une vieille chanson française pourtant jamais oubliée. Mélancolie rétrospective et folle envie d’écrire sur un air de Charles Trenet, de Mireille Mathieu, de Léo Ferré et de Jean Ferra.

 Un parfum d’enfance qui embaume les sens, un parfum de doutes et d’espoirs. Le parfum de Yann et de Loïc, mes meilleurs amis perdus de vue a cause d’un quatrième déménagement, parfum retrouvé, mes racines avec. Maëva et son petit air malicieux qui faisait d’elle une source de joie intarissable. Le passé qui se mélange au présent,  l’allégresse à la douleur car malgré tout, rien n’est plus pareil. Aujourd’hui on regarde des fantômes ; de vieux souvenirs, des oubliés et des films en noir et blanc. On regarde des enfants qui soudainement ont pris 10 ans et qui on fait leur vie séparément sur des bases qui leur son devenus respectueusement étrangères. On regarde notre affection mutuelle se battre en duel avec la réalité. Ils ne sont plus les même, et moi non plus

«  J’ai beau t’aimer, tu n’en reste pas moins un étranger pour moi, un  souvenir merveilleux fait de papier mâché que je n’ai pas pu me résoudre à brûler. Et si je t’aime encore, ce n’est pas de ton fait, mais de celui que tu étais. » 

Mais comment faire pour renoncer à soi même ? Vivre au jour le jour et ne s’attacher que spontanément, synchroniser nos sentiments sur l’évolution des autres et pas sur ce qu’ils nous laissent ? 

«  Apprend moi à ne plus t’aimer. Apprend moi à dé-chérir ton sourire, ton regard, ta façon de replacer tes cheveux derrière ton oreille, de te mordre la lèvre inférieur lorsque tu es embarrassé. Apprend moi à haïr le moindre de tes mots, le moindre de tes états d’âme, apprend moi à être indifférent face à ta souffrance, si un jour tu te détache de la mienne. » 

Il y a ceux qui restent, suspendus dans le temps se mélangeant aux images réelles et ceux qui nous laissent, comme une fleur fanée dans un champ de printemps.

Comme une rose noire mourant au soleil, mourant de sa propre et morne existence comme dans un film black and white auquel on aurait retiré tout dialogue, toutes émotions et en définitive, tout sens.

Il y a ceux qui nous laissent perdus dans le vide d’un monde dépourvu de ses couleurs la ou les autres continuent de peindre du Warhol.

Il y a ceux que l’on oublie jamais, et on a beau se justifier de mille et une façons en fin de compte, on ne sait jamais réellement pourquoi. 

« C’était un connard parmi tant d’autres, une salope qui m’a baisé jusqu’à pomper ma dernière fibre d’énergie vitale en me laissant comme mort devant une porte fermée à double tour a poil sur un paillasson pourri. » 

Mais on l’aime encore ce connard, cette putain qui a eu l’extrême obligeance de nous faire don de sa personne pendant quelques années, quelques mois, quelques heures ou quelques secondes. Du moins, on essaye de s’en convaincre… 

«  Ferme les yeux et oublis le. Oublis la sensation de sa peau sur la tienne, oubli son regard transperçant le tien, oubli ses compliments qui te labourent le cœur, oublis ces scènes datés ou vous étiez tout les deux, oublis tout. Dis moi, qu’est ce qu’il te reste maintenant ? Ton amour pour lui ? Alors dans ce cas, il ne te reste rien … » 

Et une pièce de 2 centimes, une bague, deux ou trois photos dans une boite à souvenir miteuse, ça compte ? 

… 

Pas pour lui

Alors c’est ça la vie ? Un rassemblement foireux de rencontres éphémères, de personnes sans but ni rêves qui se cherchent, se trouvent, se touchent, s’aiment, se délaissent se séparent comme si rien n’avait jamais existé ? On se souvient nous des promesses de gamins qui comme dans jeux d’enfants se promettaient de ne jamais se séparer. Mais dans la réalité, ils vous diront 

«  Je t’ai jamais rien promis jamais rien dit de tel. Je ne t’ai jamais aimé. Sérieusement, j’ai une tête à t’aimer ? C’était qu’un jeu de gamin sympa mais sans plus, je n’ai pas eu l’impression qu’il y est eu quoi que se soit de spécial entre nous. »  

Et la ou on disait jadis pardonne moi d’être moi a tout bout de champ, on finit par dire pardonne moi de t’aimer, je te jure j’ai pas fait exprès. Et a quand le pardonne moi d’exister tant qu’on y est ? Vas-y suicide toi pour lui, cet enfoiré qui n’a jamais su ce que le verbe aimer voulait dire, pleure souffre, ouvre toi les veines, enfile toi 3 bouteille par jour, tire sur ta clope jusqu’à ce que tu ne puisse plus tirer assez et que se soit ta tempe que tu flingues. Comme si ça allait changer quoi que se soit, comme si  ça allait le faire revenir et du jour au lendemain le faire tomber réellement amoureux d’une merde qui passe sa vie le dos courbé, la tête baissée, représentation pathétique d’une jeunesse à bout de souffle qui à force de baiser pour rien a fini par se baiser elle-même. 

Il parait qu’on doit croire en l’avenir, que c’est de loin nos plus belles années et qu’on s’en souviendra toute notre vie a regret parce qu’après on la passera à s’emmerder comme des cons.

Mais tout cela ce n’est que du vent, la vérité c’est qu’on ne sait pas pourquoi on vie, on se donne des prétextes, amis, boulot, sex drugs and rock & roll, et puis au final on se plante parce qu’on ne sait toujours pas ce qu’on veut. Et on arrive a 40 ans mariés, deux enfants, une femme, 3 crédits sur le dos, une partie de jambe en l’air programmée par semaine, un compteur qui va jusqu’à 250 et attendant comme des cons au feu rouge ou ne pas dépassant pas le 50. Aucune perspective d’avenir, rien, si ce n’est l’attente d’une retraite et d’un bout de tunnel aussi morne que notre existence. Et la, on se rend compte trop tard qu’on a définitivement tout foiré

Et aujourd’hui ça donne quoi ? 18 ans, classe préparatoire aux écoles de commerce, future « élite de la nation », paumée, insensible, et surtout ne croyant en rien ni personne. Et surtout pas à la durée. . A, je t’aime moi non plus, c’est compliqué, tu m’aime ? On ne se séparera JAMAIS, et ce foutu « tu me fait confiance ? 

«  Je t’aime peut s’entendre comme une prière, un contrat, une mainmise, une dette. Cette formule qui me brûle les lèvres vaut d’abord pour reconnaissance d’un égarement. Je célèbre l’enfièvrement que tu suscites en moi et je proteste contre le désordre ou il me plonge. Par sa seule présence, un étranger a fracturé ma vie en deux et je voudrais revenir à moi sans le perdre. La collision amoureuse est l’irruption d’une verticalité dans le calme plat de l’existence, elle est douleur et jouissance, bourrasque et ressourcement, brûlure et parfum.  Je t’aimerais toujours : la formule engage celui qui la prononce dans le moment même ou il l’a dit. Ce toujours est un autre temps dans le temps ordinaire : j’agis comme si j’allais t’aimer à jamais même s’il n’est pas en mon pouvoir de contrôler la variation de nos sentiments. Le serment tient de la confiance et du pari ; en sautant par-dessus le doute et la peur, il place les amants dans une même insécurité, les transformes en meurtriers potentiels de l’autre. Je souhaitais l’assigner a résidence, l’incarcérer dans la cellule dorée de notre passion. C’est lui qui me met en détention. Je ne m’appartiens plus depuis que j’ai tenté de me l’approprier. D’où le besoin de réitérer l’aveu encore et encore. L’apaisement dure à peine, les serments les 

Plus doux se fanent après quelques jours et doivent être répétés jusqu’à l’écoeurement. » 

Je t’aime, tu m’aimes, on se fuit, on s’aime encore plus. J’en aime encore un autre, toi également, on les fuis, mais jusqu’à quand ? Être séparés, c’est crever d’une mort vicieuse et violente. Qu’est ce qui arrivera ; où on va ? Je n’en sais strictement rien. On s’aime on se fait du mal, ça fait mal et ça fait rien. «  J’m’en fou, j’ai pas besoin de toi, pas besoin de tes bras… »  Et puis de toute façons, c’est pas comme si ça allait bouleverser nos  vies. Rendez-vous dans 10 ans ? 

… 

Ou pas

GAME OVER

« Ce soir
Le vent qui frappe à ma porte
Me parle des mes amours mortes
Devant le feu qui s’éteint
Ce soir
C’est une chanson d’automne
Dans la maison qui frissonne
Et je pense aux jours lointains
Que reste-t-il de nos amours ?
Que reste-t-il de ces beaux jours ?
Une photo, vieille photo
De ma jeunesse
Que reste-t-il des billets doux,
Des mois d’avril, des rendez-vous ?
Un souvenir qui nous poursuit
Sans cesse
Bonheur fané, cheveux au vent,
Baisers volés, rêves mouvants…
Que reste-t-il de tout cela ?
Dites-le-moi
Les mots, les mots tendres qu’on murmure
Et caresses les plus pures
Les serments au fond de bois
Les flammes qu’on retrouve
Dans le parfum nous enivre
Ce sont envolés, pourquoi? Pourquoi?
Que reste-t-il de nos amours ?
Que reste-t-il de ces beaux jours ?
Une photo, vieille photo
De ma jeunesse
Bonheur fané, cheveux au vent
Baisers volés, rêves mouvants…
Que reste-t-il de tout cela?
Dites-le-moi. 

… 

« Plus tard sans trop savoir pourquoi , un étranger, un maladroit,  Lisant mon nom sur une affiche te parlera de mes succès.  Mais un peu triste toi qui sais   » Tu lui diras que je m’en fiche…  Que je m’en fiche… » » 

« Rêver un impossible rêve, pporter le chagrin des départs . Brûler d’une possible fièvre, partir où personne ne part . Aimer jusqu’à la déchirure, Aimer, même trop, même mal . Tenter, sans force et sans armure d‘atteindre l’inaccessible étoile »

  

Rf@D

«  A défaut de sens, la vie me fais crever. »

( Oh joie des alignements & bugs unblog )

Rien à dire de plus, si ce n’est que je viens d’étaler ma façon de voir les choses de manière assez directe mais, je pense que vous commencez à être habitués. Ce texte éclairera peut être les lumières de Mathieu, ou peut être pas mais en ayant lu les 2 3 textes précédents je crois qu’on peut se faire une idée assez claire alors je ne me lancerai pas dans un présentation =) Venons-en aux sources maintenant

1 ère citation de gras : Charles trenet -- le soleil et la Lune

2 ème et 3 ème citation en gras : Léo -- Ferré -- La vie d’Artiste

4 ème citation en gras : Jacques Brel -- La quête

 » Je t’aime… Ecoeurement  » Pascal Brukner -- Le paradoxe amoureux ( livre que je vous conseille d’ailleurs )

Dernière chanson -- Mireille Mathieu -- Que reste-t-il de nos amours.

Fond sonore : Evanescence -- My immortal

Photo de Robert Doisneau -- Le baiser de l’hôtel de ville

Titre de l’article : Lucie Azard -- Desideratum

Pour le reste tout est de moi ;)

Shot for the sky ( how to destroy a relationship )

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Listening 

« Si quelqu’un avait essayé de faire les mêmes conneries que lui à ce moment la, il aurait eu l’air stupide. Mais pas lui. Lui, il avait juste l’air différent… » 

« Peu importe combien quelqu’un nous blesse, parfoisl’abandonner fait encore plus mal.» 

« Et si moi je suis barge Ce n’est que de tes yeux, Car ils ont l’avantage d’être deux. » 

« Aimer, c’est aussi sentir ce vide, sentir ce creux atroce qui bloque les poumons et fait tourner la tête. Celui qui vous brise le cœur comme une balle tirée d’un Colt Diamond. » 

« Ils vivaient désormais chaque minute dans un sentiment d’urgence, déterminés à profiter pleinement de cette saloperie de vie qui vous fait prendre conscience de sa valeur juste au moment où il faut la quitter. »

Son regard. Un océan de douceur chocolatée qui vous frappe en plein cœur et vous met à nue. Plus aucune cachette, plus de planque plus rien. Le symbole même du danger, de la puissance, de l’aura qui l’entourait. Stupide. Et pourtant, le genre de regard, à vous clouer sur place laissant votre intériorité en cendre et votre raison sur le carreau. On pourrait y passer des heures sans ne rien voir d’autre, et sans même s’en rendre compte. Son sourire enjoué avec toujours cette pointe d’orgueil qui ne tarissait jamais, ses cheveux chocolats bouclés lui tombant dans les yeux, lui donnant un air d’autant plus sombre qu’on se demande pourquoi on ne fuit pas dans la seconde. Son parfum fort et envoûtant. Et puis on se rappelle, qu’il a choisi lui-même votre place et qu’on se doit de respecter le plan. On s’éloigne le plus possible on se rapproche, on s’appréhende, on se toise, se défis, on se touche. 

 » « Intimité.» Un mot en huit lettres qui veut dire :  » Voici mon cœur et mon âme, tu peux les mettre en pièces si tu veux… «  

Main dans la main, première décharge, regards qui s’encrent profondément deuxième décharge. Et la, on se rend compte qu’on est irrémédiablement perdue. Plus d’excuse plus de jeu. Plus rien.

 » Je suis tombée amoureuse comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m’en défendre, et puis… Et puis je l’ai perdu. De la même manière… «  

Et puis, on s’éloigne, on se hait, «  ça fait mal et ça fait rien » on se retrouve, on s’éloigne, on se hait, on se perd. Et maintenant ? A quoi ça rimait tout ça ? Quel était le foutu sens de cette complicité empoisonnante, de ce «  au jour le jour » condamné, de cette possessivité… C’était quoi ce « nous » ? C’était quoi tout ça ? T’aurais mieux fait de rien me souhaiter de positif en te barrant, au moins, j’aurais pu essayer de te haïr. T’aurais mieux fait de me mentir  encore plus, mieux fait de pas m’apprécier, mieux fait de ne pas être «  mon ami » et t’aurais mieux fait de pas essayer de me protéger même en me foutant à terre.

 » Qu’y a-t-il de si formidable dans la vérité ? Essaie de mentir un peu pour changer. C’est comme ça que le monde marche. « 

J’aurais pu essayé de te haïr. J’aurais pu. Et au lieu de ça, c’est moi que je hais. Tu vois ? C’que t’as toujours voulu éviter… J’aurais même pu essayé de t’oublier.

Et comment j’suis sensé faire maintenant, alors que j’t’ai dans la peau ?

 

Comment je suis sensée faire, pour lui donner ce qu’il mérite alors que malgré tout ce que tu m’a fait, j’aurais voulu que se soit toi. Que se sois toi, mon ange. Tu l’as été sans même t’en rendre compte, et puis, tu t’es envolé. Et t’aurais mieux fait de prendre tous nos souvenirs avec toi.

Toi sur cette fontaine, le vent dans les cheveux, le regard ailleurs, les genoux rabattus près du visage, la tristesse se reflétant dans le regard. Toi me regardant droit dans les yeux, me testant et m’invitant silencieusement à revenir comme si rien ne s’était passé. Toi sur la plage de Barcelone et moi devant, se retournant régulièrement pour rencontrer ton regard. « Amphétamine » Barcelone, moi, debout sur un mur, le vide sous mes pieds nus, les cheveux aux vents et toi me regardant fixement alors que tu venais de voir l’en dessous, les autres que je n’écoutais pas. Toi, montant dans le bus alors que j’attendait ton arrivée, Toi me regardant et moi les yeux rivés sur la fenêtre «  invisible à mes yeux, ou presque ». Toi, hésitant à me parler et avec un sourire timide prenant le risque, Toi me frôlant et me chuchotant dans l’oreille que je devrais être plus attentive à une exposition que tu ne regardais même pas, Toi passant ton bras sur mes épaules en saluant les autres, Toi me surveillant de loin encore et toujours, Toi jaloux d’un autre, Toi et moi en binôme encore et toujours, moi te frappant et t’écrasant le pied, Toi me suivant du regard alors que je quittais le cour de maths en claquant la porte après une dispute, Toi et moi se disputant encore et toujours, toi, tentant vainement de me reparler, Toi, complètement bourré, me détruisant sur place en utilisant le peu que je t’avais confier et ce que t’avais cerné, autrement dit tout. Toi t’excusant, trop tard, derniers mots balancés à la figure, dernier échange, et puis plus rien. Le vide.

 

L’enfer, c’est rien à côté d’une vie à reconstruire sans toi. 

Monotonie, désintérêt.

Et puis Lui.

Lui, que je ne mérite pas.

Parce que je ne peux m’empêcher de penser «  Lui, mais pas toi ».

Lui, son regard, ses yeux, sa bouche, sa voix, lui.

Mais je suis déjà droguée.

 

C’est toi ou lui. C’est lui. Encore faudrait –il que je l’accepte. Renoncer définitivement à toi, accepter le fait que tu ne reviendra plus jamais, accepter le fait que tu es définitivement parti, accepter le fait qu’il n’y aura jamais de réponses à toutes ces questions, accepter le fait que je ne peux pas avoir les deux, accepter le fait que c’est lui et pas toi. Je ne peux pas.

J’ai cette sensation aussi stupide que notre stupide non histoire est une de ces rencontres déterminantes que l’on n’oublie jamais réellement. Une de ses rencontres uniques et douloureuses qui nous forge irrévocablement. Une de ses rencontres irrémédiablement éphémères qu’on doit se résoudre à perdre, choses que l’on refuse catégoriquement d’envisager. Pourquoi ? Parce que pour la première fois, on se sentait naturellement quelqu’un de bien en face de quelqu’un de bien. Quelqu’un d’entier, de magnifique, qui en valait la peine en face de quelqu’un qui en valait la peine entier et magnifique. Parce qu’on a toujours su que cette personne était différente des autres, dès le premier coup d’œil. «  Finally a man worth-killing. »  Parce que la seule chose que l’on n’a pas su, c’est qu’il ne voulait pas utiliser réellement sa différence. Et parce que malgré tout, on continue de penser que le laisser continuer dans cette voie de déchéance, c’est commettre un immense gâchis. Parce qu’avec nous, il avait momentanément écarté la voie. Parce que le momentanément nous serre le cœur. Parce qu’on pensait pouvoir faire avec comme tout les autres, jouer, ne pas s’attacher au bout d’un petit mois, et parce que pour la première fois, on sait littéralement trompée. Parce que c’était la première confiance réellement attribuée, parce que c’était les premiers espoirs, parce que c’était le premier passage de la survie à la vie, parce que c’était juste lui. Le premier sans regrets, sauf quand il est partit.

Parce qu’on ne pourra jamais oublier. Parce qu’on devra vivre avec. Ou plutôt vivre sans.

Et ça, c’est le détail qui fou tout en l’air.

 

How can I just let you walk  away, just let you leave without a trace 

When I stand here taking every breath with you 

You’re the only one who really knew me at all 

How can you just walk away from me,  when all I can do is watch you leave. 

You’re the only one who really knew me at all . 

So take a look at me now,  There’s just an empty space

And there’s nothing left here to remind me,  Just the memory of your face.

 Take a look at me now,  There’s just an empty space 

And you coming back to me 

Is against all odds and that’s what I’ve got to face 

I wish I could just make you turn around, 

Turn around and see me cry , There’s so much I need to say to you, 

So many reasons why 

You’re the only one who really knew me at all

So take a look at me now,  There’s just an empty space

 And there’s nothing left here to remind me, just the memory of your face 

Take a look at me now, 

There’s just an empty space and you coming back to me 

Is against all odds and that’s what I’ve got to face.  

Règle n°1 : Ne jamais s’attacher.
Règle n°2 : Ne pas confondre Amour et Amitié.
Règle n°3 : Lorsque l’occasion arrive, ne jamais la rater.

Trop Tard

« Si quelqu’un avait essayé de faire les mêmes conneries que lui à ce moment la, il aurait eu l’air stupide. Mais pas lui… Lui, il avait Juste l’air différent… » 

« Finally a man worth-killing… »

 

Rf@D 

BON, la présentation laisse ENCORE à désirer, merci unblog il faut se battre pour obtenir un alignement central et des espaces entre les paragraphes et encore, quand ils veulent bien. Donc, et bien encore une fois, la présentation est loin d’être parfaite mais j’ai fais ce que j’ai pu, désolée.

Message spécial : Un grand merci à Jan, Phèdre et surtout Mathieu pour leur récent commentaire. Mathieu justement, je profite de ce post pour te répondre en quelques lignes. Sauf que je ne sais pas quoi dire, et c’est assez révélateur je crois. Tu m’as touchée, remontée le moral pile à un moment critique sans le savoir, et aussi stupide que cela puisse paraître j’ai senti, outre ce que tu avais écris, dans ta manière de présenter les choses que nous nous ressemblions ou tout du moins que nous avions des choses en commun. =) . Donc, si un jour tu repasses par hasard ici, je serais ravie d’en apprendre plus sur toi. Aux autres, merci pour vos visites et pour conclure sur une légère dose d’humour, pour ceux qui hésitent encore à poster des commentaires ne vous inquiétez pas, je ne mord pas. =) 

News :Cet article est un cas a part dans la mesure ou beaucoup de citations de personnes inconnues sont utilisées. Par respect pour leur auteur je marquerai donc désormais les sources. Pour vous repérer cependant, sachez que généralement ( sauf ici donc ) les citations en entête sont des citations connues de chansons ( type avril lavigne -- slipped away ou si seulement je pouvais lui manquer de De Calogero dans le dernier article ) ou de livre, ( Passage de Hell ) tout le reste étant inventé par moi même. Autre exeption, le poème de Baudelaire Madrigal triste. Je pense que ces différences sont claires ( je n’ai évidament pas le talent de beaudelaire ) mais je pense aussi qu’un clin d’oeil aux auteurs n’est pas grand chose =) 

Donc :

Sources

Colt Diamond => http://snowfalls.skyrock.com/

Peu importe [...] mal => http://junexsonata.skyrock.com/

Intimié + tombée amoureuse + citation mensonge => http://feels-more-like-suicide.skyrock.com/

Guillaume Musso -- Seras-tu la?

Renaud - mistral gagnant.

Phil Collins -- Against all Odds

Photo Deviantart

Musique de Jason Walker -- Down

Pour tout le reste blabla jurédique étant donné que je vous fait confiance petite précision valant pour tout le blog

© Par propriété exclusive del’auteur, la copie et les utilisations partielles ou totales de son travail sont interdites ; conformément aux articles L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle. Tous Droits Réservés.

© Moon

Slipped away

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Listen 

  »I didn’t get around to kiss you, goodbye on the hand. I wish that I could see you again, but I know that I can’t. I’ve had my wake up, won’t you wake up? I keep asking why. And I can’t take it, It wasn’t fake, It happened you passed by… Now you’re gone somewhere I can’t bring you back. Now you’re gone somewhere you’re not coming back… » 

« Lui raconter mon enfance, son absence, tous les jours. Comment briser le silence qui l’entoure ? Aussi vrai que de loin je lui parle, j’apprends tout seul à faire mes armes. Aussi vrai qu’ j’arrête pas d’y penser, si seulement je pouvais lui manquer… »

Il y a encore quelques années, je ne trouvais pas cela honteux, de pleurer. Je ne m’asseyais pas le dos contre le mur, les genoux rabattus contre le torse et les yeux dans le vague, lorsque j’étais en colère, ou empreinte à une crise de nerf excessive. Il y a quelques années, je n’aurais jamais pensé vivre les choses présentes avec un tel calme. C’est bien la pire chose qu’il peut arriver à l’homme non ? La passivité… 

En fait non, j’ai menti. J’ai bien eu envie de pleurer, mais je me suis retenue en me mordant les lèvres jusqu’au sang, et je n’ai pas versé une larme. Oui parce qu’entre temps, j’ai appris que la force était la meilleure des armes, force connerie ou orgueil comme vous voulez il y a différentes versions. Et je pensais avoir tout vu, comme une adolescente bornée qui s’en ai certes pris plein la gueule, mais qui consciente d’elle-même regardait d’un œil blasé les vices qui parcourent ce monde.

 

Mais tout cela, c’était avant. Il ne restait plus qu’une seule faille, une seule. Et ils l’on trouvée. Imaginez.Se retourner et voir les gens que l’on aime, les entendre rire, les voir nous sourire des étoiles dans les yeux, partager tout les souvenirs et les sensations que l’on avait pu accumuler et puis soudainement, les voir disparaître. S’apercevoir, que se ne sont plus que des fantômes. Relever la tête dans une discussion entre amis et percevoir une présence au loin, et puis une absence, lourde, pesante et sentir comme une pierre morte à la place de notre coeur.

Alors on cherche dans notre mémoire de bref souvenirs, des flashs, des parfums, des bruits et on s’y accroche comme à la prunelle de nos yeux parce que si on les perd, on se perd soi même. Et puis un jour, alors que l’on rentre de chez soi, lasse après une dure journée de travail, on nous annonce sans confessions et sans états d’âme,

 

 «  Ta tante est morte »

… 

Et qu’est ce que je suis censée dire la ? Hein ?

 

On ne dit tout simplement rien, et on souffre en silence. On revoit tout, on ne voit plus rien. Et puis d’un coup, on pense très fort :

 « Connasse, t’aurais pas pu manger moins ? »

Infarctus, a 40 ans, célibataire depuis sa plus tendre enfance parce que sa mère, s’en servait comme bouclier contre son maris parce qu’elle ne l’avait jamais aimé.

Le symbole même de la famille qui vole en éclat. Le symbole même de mon enfance.

Et on la hait, on la hait pour être partie, on la hait parce que cette connasse nous a viré de son existence comme une moins que rien. On la hait parce que malgré tout ça on l’aime, on en crève de l’aimer, on  en crève de manque, on en crève parce que tous nos espoirs de changements viennent de s’anéantir. Parce qu’on ne pourra plus jamais la serrer dans nos bras, parce qu’on ne pourra plus jamais lui dire « j’ai menti, j’ai joué, j’te détestais pas ». On la hait parce qu’on ne sait même pas si morte maintenant elle en a de nouveau quelque chose à faire, de nous pauvres mortels restés sur terre et tout ça pour quoi… Au fond, qu’est ce que ça change, elle est morte. Elle est morte et jamais, je n’ai pu lui dire «  je t’aime ». Jamais, je n’entendrais ces putains de mots de sa bouche. La, j’ai envie de pleurer. Et la encore je me retiens, sauf que la je me sens complètement stupide.

Parce qu’il faut que les gens meut pour ça, pour qu’on se rende compte, qu’on a passé plus de temps avec des chats ou des chiens parce qu’on n’arrivait même pas à leur parler. Pour qu’on se rende compte qu’on les a détester toute notre vie pour le fait de ne pas avoir été la et aimé plus encore. Parce qu’on les a détesté ses vieux schnock parce qu’ils étaient chiants que leur maison puait le vieux  parce qu’ils nous avaient pas offert une Barbie pour noël mais une poupée et parce que c’est vrai que c’est tellement grave, parce qu’ils passaient plus de temps avec nos parents et qu’a chaque fois qu’on venait leur montrer un dessin ils nous viraient soit disant qu’ils étaient occupés, quand encore ils vous parlaient.  Pour qu’on se rende compte, qu’on a que deux souvenirs d’eux. Pour qu’on se rende compte, qu’ils nous manquent affreusement.

 

Alors après avoir réalisé on allume toute seule une bougie dans notre chambre la veille de l’enterrent pour lui dire adieu. Et on se sent complètement débile parce qu’on arrive pas à lâcher des yeux cette putain de bougie et parce qu’on a peur qu’elle s’éteigne. On s’endort avec cette bougie même si elle nous gène, parce que l’éteindre, se serait pire que le fait de crever nous même. Et on ne dit rien. On ne dit rien parce que se serait «  menacer l’équilibre familial »  ou plutôt ce qu’il en reste , l’équilibre familial de ce fils qui s’est fait lynché par toute sa famille parce qu’il voulait devenir quelqu’un, faire quelque chose de sa vie . L’équilibre familial de ce fils qui a coupé tout les ponts avec sa « famille » et ne veut plus entendre parler de quoi que se soit la concernant, de ce fils dont on est nous même la fille. Et le lendemain, la vie continue comme si rien n’avait changé, on retourne en cour, pour les plus chanceux,  faire quelque chose qu’ils aiment bien, et on ne dit encore rien. On sourit, même, on rit, et on ne dit rien encore quand à 14h30, ils la mettent en Terre à 300 km de la alors qu’on n’a même pas pu y être. On n’écoute plus rien non plus de ce que raconte le prof. On se déconnecte de l’agitation autour, Et on se retient de pleurer, encore et encore. Parce que dire que l’on ne va pas bien aujourd’hui c’est comme dire que l’on est une bête de foire, un con, qu’on est gay, qu’on est amoureux d’un prof, en gros, c’est presque comme un crime. Et la vie continue, encore et encore,  Sauf pour elle

 

Sauf pour nous. 

  

Enfin ça, c’est dans nos rêves.

Parce que demain sera un autre jour… 

Semblable.

 

Et qu’est ce que sa peut me faire, au fond, vous m’avez jamais aimé. Et si vous l’aviez fait, vous n’êtes plus la pour le faire. Et moi, j’ai une tête à aimer ? Nan, Lui, c’est l’exception qui confirme la règle…

Et malgré ça, on regarde le ciel comme si on espérait y voir la moindre trace d’eux, grand père aimant disparu trop tôt, « et un souvenir pour la postérité un ! », oncles pour qui on n’existait même pas, grand-mères, tantes… De toutes façons, vous venez de me prendre les deux seules personne que j’avais jamais aimé alors, sa ne pourra plus être pire.

Mais au fond, j’aurais donné n’importe quoi pour exister à leurs yeux

Parce que je les hais, parce que je les aimes et parce qu’aujourd’hui la seule trace qu’il reste d’eux,  c’est un vieux tee-shirt ou une caresse que l’on croit ressentir au gré du vent sur les toits. Parce que c’est trop tard.

 

N’attendez pas de chute ou de raison à ce que je viens d’écrire. Il n’y en a pas.

C’est le prix à payer pour vivre

“ I didn’t get around to kiss you, goodbye on the hand. I wish that I could see you again, but I know that I can’t. I’ve had my wake up, won’t you wake up? I keep asking why. And I can’t take it, It wasn’t fake, It happened you passed by… 

Now you’re gone somewhere I can’t bring you back. Now you’re gone somewhere you’re not coming back… 

I miss you…”

Rf@D

PS : certains alignements ne sont pas encore effectués suite à un refus d’obtempérer d’Unblog. Cela sera réglé prochainement ;)

(H)ai(s)me moi.

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 Listen 

  

«  Que dire du bonheur ? Rien. Ça emmerde le monde. Le bonheur des uns fait le malheur des autres. Vous seriez jaloux, mesquins. Pourquoi cela marcherait-il à ce point pour nous, et pas pour vous ? Et puis je ne vais pas vous raconter mon sourire niais ! Je ne vais pas vous retranscrire les adorables bêtises qu’on se débite à longueur de nuits, ni décrire sa façon de replacer mes mèches derrière mon oreille, la douceur de sa joue contre la mienne, et son regard plongé dans le mien… 

Vous voyez, je tombe très vite dans les mauvais clichés. 

Joue contre joue, yeux dans les yeux, main dans la main… Ce qu’on est con quand on aime ! Ce qu’on est niaiseux, mielleux, fleur bleue, inactif, improductif, égoïste, aveugle et sourd ! »

A

C’est fou combien une seule lettre peut tout faire basculer, vous faire trembler, sourire, ressentir, espérer, vivre. On s’enorgueillit des années durant de voir des couples se former autour de nous, on s’enorgueillit de pouvoir se contenter uniquement d’un saut d’amitié, et de ne rien connaître d’autre. On s’enorgueillit et puis un jour, on tombe. Un jour on rencontre un con, un connard, un crétin, avec un sourire qu’on voudrait arracher, un regard qui vous clou sur place, un crétin qui fait tomber toutes nos barrières une à une comme de la poussière en face d’un ouragan. Un paumé, qui ne sait pas s’exprimer ou plutôt qui à peur de le faire, un crétin qui ne sait pas ce qu’il veut, ou plutôt à peur de le vouloir, un con, qui ne sait pas ce qu’il ressent, ou plutôt a peur de ressentir quoi que se soit, en bref un type complètement différent de vous, sans aucun intérêt, sans aucun charme.

 Sérieusement, vous y avez crus ?

On essaye de fuir, on essaye de ne rien laisser paraître, par pure et simple habitude, par orgueil, par peur, par connerie. Et puis un autre jour, on tombe définitivement. On se rend compte que ce connard, a réussi à a faire se que personne n’avait réussi à faire avant. On se rend compte que se connard s’est laissé prendre à son propre piège, aussi con que vous, et qu’il est tombé aussi. On se rend compte de ce poison qui coule dans nos veines, qui nous dépasse, qui nous fait mal, et qui nous fait tellement de bien. Transe, passion, arsenic. Le cœur qui bat à un rythme inconnu, la moindre mimique qui nous fait fondre, le moindre geste, la moindre parole. On se hait, on se hait d’exister. On se hait de nous faire mutuellement crever. On se hait d’aimer ça. On se hait de s’aimer.

On s(e) (h)ai(t)me.

Parce qu’il y aurait tellement à dire et pourtant parce que rien ne vient en tête. Juste lui. Uniquement lui. Parce que des 6 milliards de personne de cette putain de terre, il a fallu que ce soit lui. Lui, lui, lui et encore lui.  Lui comme une douce litanie qui s’imprègne dans notre tête, pas de prénoms,  rien, juste deux êtres a part du monde, juste un « nous » paumé dans la masse. Un « nous » qu’on ne verra jamais, juste une histoire que l’on n’oubliera pas et que l’on voudrait faire perpétuer éternellement. Juste un lien. Juste un jeu. Juste un échec, juste un mat, juste un

«  Va en enfer » «  d’accord, mais tu m’accompagne » un « toi d’abord. ».

 Juste un «  mon enfer, c’est toi, et se sera un plaisir de cramer éternellement dans tes bras ».

On avait oublié de dire que l’amour pouvait aussi être sur fond de sadomasochisme. Maintenant, c’est fait.

« Que m’importe que tu sois sage ?
Sois belle et sois triste ! Les pleurs
Ajoutent un charme au visage,
Comme le fleuve au paysage ;
L’orage rajeunit les fleurs.

Je t’aime surtout quand la joie
S’enfuit de ton front terrassé ;
Quand ton coeur dans l’horreur se noie ;
Quand sur ton présent se déploie
Le nuage affreux du passé.

Je t’aime quand ton grand oeil verse
Une eau chaude comme le sang ;
Quand, malgré ma main qui te berce,
Ton angoisse, trop lourde, perce
Comme un râle d’agonisant.

J’aspire, volupté divine !
Hymne profond, délicieux !
Tous les sanglots de ta poitrine,
Et crois que ton coeur s’illumine
Des perles que versent tes yeux !

Je sais que ton coeur, qui regorge
De vieux amours déracinés,
Flamboie encor comme une forge,
Et que tu couves sous ta gorge
Un peu de l’orgueil des damnés ;

Mais tant, ma chère, que tes rêves
N’auront pas reflété l’Enfer,
Et qu’en un cauchemar sans trêves,
Songeant de poisons et de glaives,
Eprise de poudre et de fer,

N’ouvrant à chacun qu’avec crainte,
Déchiffrant le malheur partout,
Te convulsant quand l’heure tinte,
Tu n’auras pas senti l’étreinte
De l’irrésistible Dégoût,

Tu ne pourras, esclave reine
Qui ne m’aimes qu’avec effroi,
Dans l’horreur de la nuit malsaine,
Me dire, l’âme de cris pleine :
 » Je suis ton égale, Ô mon Roi ! « 

“Cause He spreads his love, he burns me out, I can’t let go, I can’t get out…” 

I’m yours.

Rf@D

 » A « 

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En Boucle : Placebo / Protège moi.

 

 

« Je t’ai rencontrée par hasard, Ici, ailleurs ou autre part, Il se peut que tu t’en souviennes. Sans se connaître on s’est aimés, Et même si ce n’est pas vrai, Il faut croire à l’histoire ancienne. »

« Je continue ma vie d’artiste. Plus tard sans trop savoir pourquoi, un étranger, un maladroit, lisant mon nom sur une affiche te parlera de mes succès. Mais un peu triste toi qui sais, tu lui diras « Que je m’en fiche… Que je m’en fiche… » »

 

« Avec le temps… Avec le temps, va, tout s’en va. L’autre qu’on adorait, qu’on cherchait sous la pluie. L’autre qu’on devinait au détour d’un regard, entre les mots, entre les lignes et sous le fard d’un serment maquillé qui s’en va faire sa nuit. Avec le temps tout s’évanouit. Avec le temps on n’aime plus. »

 

 

1er  Novembre 2009, 00h36

 

 

Je l’aime, et je le hais. Plus que moi-même. Mais ça il ne le saura jamais. Ils ne le sauront jamais. Parce qu’il déteste que je les comparent, mais parce qu’il va devoir s’y faire, le con, puisque de toutes manières, il ne lira pas ces lignes.

Lui, qui était venu ici, jadis, et maintenant quand on lui pose la question, répond «  non désolé, sa propriétaire est mieux  » Un mois, un mois que c’est définitivement terminé, un putain de mois qui en paraît 6. Un mois dans lequel on ne différencie plus le vrai du faux, ou on va jusqu’à se demander si l’on a pas rêver et si toutes ces paroles, ces actes, ces souvenirs, n’on pas été injectés dans notre tête. Car oui, pour lui se serait tellement plus simple, qu’il ne se soit jamais rien passer. Mais ce n’est pas le cas.

Ce n’est pas le cas.

Une Fin théâtrale, sur fond d’alcool et de mots crachés en pleine figure. Dénier toute forme d’attachement, toute forme de passé. Fin du jeu, on supprime le numéro, on supprime l’adresse, Delete, comme si cela n’avait jamais existé.

 

«  Quoi ? » «  You’re so stunning… ! » Sourire « Stunning ? Sa veut dire quoi ? » « Tu sais pas ? » «  Non » « tu regarderas dans le dictionnaire alors
« Donne moi ta main. » « Pardon ? » « Donne moi ta main ! » « Tu rêves ! » « Tu me fais confiance ? » «  Non ! » «  Fais moi confiance. » «  Pourquoi ? » «Parce que je suis une des rares personnes à qui tu peux la donner » « T’es un ange… »

 

Et puis, les souvenirs qui nous martèlent la tête jusqu’à nous faire saigner à l’intérieur, jusqu’à nous rendre folle. Le poing qui se serre et les larmes qui refusent de couler. Continuer à dénier en bloc, retenir le contre coup, pour que personne ne sache. Personne même pas lui. A . La boué de sauvetage ou l’encre qui te fait couler définitivement ? Antithèse, et part de moi-même.

«  Va en enfer… D’accord. Mais tu m’accompagnes… » Jeux d’enfant. Yann Samuelson. Le point de départ. Sauf qu’à ceci j’ai répondu «  toi d’abord ».

 

« Tu veux quelqu’un qui ne dise pas amen à tout ce que tu dit. Toi tu dit on vas attendre et voir le premier à plonger moi je te dit attrape moi et plonge avec moi »

« D’accord, fait moi souffrir mais tu viens avec moi. Tout ce que tu me feras je le ferais plus fort. » « Tout ce que tu me ferras, je te le rendrai au centuple. » « Je gagnerais toujours. » « Rêve ! »

« Je te laisse le choix. » « Ce que je dis, je suis pas forcée de le penser, première erreur, je te répondrai alors, va te faire voir. Et si j’voulais en rajouter je dirais… »  « Et moi je te dirais je t’emmerde. » « … ça ne changerait pas de d’habitude ! Tant mieux alors, va y emmerde moi   ça me fait ni chaud ni froid. Autre chose? » « Oui, tu me plait, jouons. »

« Mauvaise réponse, try again. » « Je ne veux pas jouer. » « Tant pis pour toi alors… » « Qu’est ce que j’y gagne ? » « Qu’est ce que tu y perds ? » « Du temps. » « De l’intérêt. »

« Si je jouais à ton jeu je me plierais trop vite, J’te laisserai tiré sur les fils alors que si tu joues au mien ce serait de nouveau équilibré. » « Et si je jouait au tient, j’me plierai tout court, rien que pour ça, c’est or de question. Donc si je résume, on a un problème. » « Effectivement. » « Une idée ? » « Les deux héros se braquent un flingue sur la tempe. »

« James Dean   » il faut mourir jeune et faire un beau cadavre  » » « J’ai des projet dans l’immédiat encore deux trois petites choses à découvrir. Goûter à la perversion, faire n’importe quoi de ma vie » « La perversion mon gars, t’es en plein dedans… » « C’est pas assez. » « Éternel insatisfait ? » « « La perversion c’est comme la bouffe chinoise on aime ou on aime pas mais en même temps quand on est chinois on a pas le choix. » « Sauf que le choix, tu l’avais. »

« Donne moi une raison de plonger, une seule. » « Je plonge avec toi. »

« Une chose obligatoire, une seule condition que t’es obligé de suivre, tout comme moi : ne me lâche jamais. » « Si t’arrives à rentrer dans mon monde, je t’en ferrais jamais ressortir. Sinon, je ne peux rien te promettre. » « Passe moi la clef.» « Trouve la toi-même ! »

« Je sais gérer plusieurs choses à la fois ! » « Multitâche, grand bien te fasse. J’dois aussi te cirer les pompes et te féliciter ou ça ira? »

«  On ira loin toi et moi. «  «  T’as rien remarqué ? » « ? » « Je conteste plus… »

« Tu sais quoi? J’t’aime bien ! » « J’t’aime beaucoup moi ! » «  Et bah ça commence bien, au bout de deux jours ! » «  C’est ce que j’me disais aussi. Même pas deux jours en fait, 24 heures ! » «  En plus ! »

« Ça commence très mal. Je n’ai pas envie de partir alors que je devrais déjà l’être depuis exactement 52 minutes. » « Ah ! Toi aussi ? Je vais être mort demain, pourtant je veux rester. » « De même. J’dirais même que la, tout de suite, demain c’est demain et j’en ai rien à faire. » « Ça commence mal ! »

« Je te l’ai dit ! Serre moi fort, ne me lâche pas et amène moi en enfer si tu veux, je te suivrai. » «  L’enfer, j’y suis déjà. » «  Félicitation, je serais ton ange. »

 « En attendant, j’ai quelque chose en plus pour moi : quand je bois, je suis très câlin ! » «  Çà me changera du   » quand je bois j’suis un gros connard « … »

« Dans ce cas, tu me laisse aller bosser? » « Si ça tenais qu’à moi et que je pouvais t’avoir comme je veux tu serais AVEC MOI FACE A FACE et tu bosserai plus jamais. »

« L’affection se donne aussi très bien le jour et en cas échéant la nuit les parent dorment, rien n’empêche l’un ou l’autre de ne pas se rejoindre. » « Tu me rappelle ton péché capital ? La luxure si je me souviens bien… » «  Rien a voir ! ^^ »" »" »

« Je te demande pardon… » «  De quoi, de pas pouvoir venir ou de me faire pleurer aussi ?… Désolée, celle la elle était méchante. » « Effectivement… »

« Ton livre préféré? « L’écume des jours de Boris Vian. » « Ça raconte quoi ? » « L’histoire d’amour entre un gars et une fille mais dans un univers très farfelue, mais c’est le notre. A part que la, des souris apportent la lumière. Tout est fait à partir de métaphore en faite. Comique et pourtant tragique… »

« Je cède pas au chantage. » « Moi non plus, et je t’emmerde. » « On est bien avancé, et non t’inquiète pas, tu m’emmerde pas. » « Tu…! Tu m’énerves ! Chieur… » «  Moi aussi je t’aime. » « Connard. »

« Parce que ta solution ça serait quoi ? » « Si j’écoute ma tête, c’est fuir. Et tout arrêter, maintenant. » « C’est ce que tu veux ? » « Non… »

« Parce que je te lâcherai pas ! Je suis pas Jean, mais le toi en tête ! »

« C’était censé être un jeu.  Mais la on joue plus… » « Ça fait longtemps que je ne joue plus… » « Jouer, c’est plus simple. Aucune raison de se prendre la tête, aucune peur, aucun attachement réel certes, mais jusque la je m’en sortais assez bien ! » « tu joues avec le feu, tu te brûle ! Je ne suis pas un jouet, je t’ai dit que tu me suivras, ce n’est pas de l’orgueil, mais je le veux. Ce n’est pas un jeu ! » « Et pourquoi ça n’en serait pas un ? Pourquoi la vie ça ne pourrait pas être un jeu ? » « Moi j’ai arrêté de jouer avant. Parce qu’il n’y a pas de règles, pas de sens. » «  Et moi, je suis incapable de me détacher du jeu… » « Dans ce cas, t’es condamnée. Ma  reine a mangé ton roi. Mais mon roi a perdu la partie aussi, j’ai plus de pièces. » « … Si  tu dis à quelqu’un qui a peur  » regarde, la tu vois c’est l’inconnu, va y plonge  » tu crois qu’il va le faire? » « Oui. »

« J’te déteste. »  « C’est le signe que je compte pour toi. J’ai changé quelque chose en toi. » « J’te déteste… Et même moi j’en suis pas convaincue quand je le dit, la. » 


«  Mais je t’emmerde mon cher ! » « Et moi, je t’embrasse fort ! » « Connard ! »

« Je suis le plus gentil de tout les connards. » « Ouais, lui aussi il l’était… » « La, le connard est fâché. » « Faut croire que je peux aussi être une connasse de temps en temps, et je t’avais prévenu, je dis ce que je pense. » « Non mais arrête de me comparer à lui, c’est comme si tu me condamnais avant même que j’ai pu te prouver qui j’étais ! Je suis né pour gagner, je te l’ai dit, le mot perdre ne fait pas partit de mon vocabulaire, alors te perdre toi ! Ça n’arrivera pas.»

« Tu sais quand tu me disais que t’étais pas lui… ça me rassurai sur un certain point, mais de l’autre, je me disais « justement « . Parce que c’est ça le truc… Tenir à quelqu’un malgré et pour ce qu’il est. C’est stupide quand on y pense. » « Non. »

« Non, lui c’est de la merde ! Je ne me mets pas en compétition par rapport à lui. C’est toi que je veux ! »

«  Et même si je le voulais, je pourrais pas te supprimer. Enfin plus. Je n’y arriverais pas. » « Pourquoi ? » «  Parce que je me suis attaché a toi. C’est ma faiblesse » « pourquoi ? Pourquoi tu t’es attaché à moi ? Tu le sais pourtant que c’est signer ton arrêt de mort avec moi pratiquement, je suis très douée pour décevoir les gens…» « T’as signé aussi, et avant moi. Pourquoi pas ? Je n’ai pas de raison, je me suis attaché à toi, je n’ai pas besoin de raison. Tu veux me faire souffrir ? Va y, tant que tu ne me lâches pas. » « Ne me tente pas. »

«  N’empêche que tu m’gardes » « N’empêche que toi aussi. »

« Mais c’est le romantique qui est réveillé. » « Le romantique ? » « Oui… Le don juan de merde! « Ah oui, lui ! »

« C’est qu’une pièce de 2 centimes mais… » « ON S’EN FOU ! J’T’OFFRIRAI DES BILLETS, DES MILLIARDS DE PIÈCES DE 2 EUROS ! »  « Tu pourrais m’offrir des milliards que ça ne vaudrait pas cette pièce de 2 centimes. Et en même temps, ça ne vaut rien. C’est ça qui est drôle. »

« Non, tu restes ! » « Mais, je suis crevée ! » « Bon ok, bonne nuit. » « Oh merci votre seigneurie de me faire l’immense honneur d’agréer à ma demande histoire que je ne me dessèche pas par manque de sommeil comme un poireau sans jus, je suis touchée ! » « Je t’aime. » « Tu ! Tu m’énerves! »

« Bon. » « Non, tu restes ! Et parle. » « Va te faire voir, essaye toi pour une fois tu vas voir c’est pas compliqué : sujet verbe complément comme tu le dis si bien. » « Va te faire voir, à ouais ? » « Ouais. Un problème ? » « Non. Je t’aime » « Pas moi et tu me gonfle si tu veux tout savoir, et encore même pas si c’était que me gonfler mais la en plus tu m’énerve. » « Bah tire toi ! Écoute je te gonfle, ma fois, je te retiens pas ! » « Connard. » « Oui. Mais connard qui t’aime, nuance. »

« J’pourrais te faire du mal pour que tu réagisses, j’pourrais être conne et insupportable MAIS il y a une chose malgré ça qu’a partir d’aujourd’hui je t’interdit d’oublier : c’est que je t’aime. »

« Je te déteste la ce soir, vraiment je te hais parce que la c’est moi qui ai l’impression d’être en état de faiblesse je t’aurais sous la main je te bafferais ! »

«  De toute façon maintenant je t’ai, je t’aime, je te laisserai pas, je te fouterai sur un lit, je te dominerai, te grifferai, te mordrai… « Oula, ça fait limite pervers ton truc ! Va y si tu l’ose, mais moi je te le rendrai en pire…» « Oh non je te le déconseille ! »

« Chaque connerie que tu te permettra de faire, je la ferrais. »

« Mais tu sais très bien que la déjà tu m’a donné un flingue et collé le revolver sur ta tempe. »

 

 

Et puis, hier, le doute. Celui qui vous fait tout remettre en cause, jusqu’à vos propres sentiments, vos envies, celui qui bouscule tout sur son passage et vous laisse sur le bord de la route, perdue et lasse.

« C’était une minuscule aiguille ou un grattement désagréable. J’ai joué avec elle. Je ne vais pas te mentir non plus, si tu partait la pour l’instant je ressentirai que le même grattement  et ça c’est dur à dire. Parce que te dire que malgré le fait que je t’aime, que si tu partais je ressentirai pareil que pour elle, ça, ça m’emmerde. J’préférerais pleurer et m’arracher toute les veines même si sa signifierais être plus vulnérable. Je préférerais, vraiment. Je m’en veux, je me déteste pour ça. Pour ne pas être si dépendant de toi… »

Tu te détestes, oui. Mais pas autant que moi…

 

 

« On a tous une part de Jean en nous » A.

A

« Le bonheur, on ne peut que passer à côté. Si tu m’avais aimée… ça ne pouvait pas suffire. Et ta débauche ne leurre qu’un instant ton désespoir caché. C’est un de ces maux qu’on ne peut pas guérir… Ce n’est pas ta faute. »

« Je continue ma vie d’artiste. Plus tard sans trop savoir pourquoi, un étranger, un maladroit, lisant mon nom sur une affiche te parlera de mes succès. Mais un peu triste toi qui sais, tu lui diras « Que je m’en fiche… Que je m’en fiche… » »

 

 

Rf@D

 

 

 

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