« Reste, je t’en supplie, reste. Tu ne comprends pas? J’ai besoin de toi. J’ai besoin de t’arracher le coeur, comme tu l’as fait jadis avec le mien. J’ai besoin de te voir agoniser à chaque coup que je te porte. J’ai besoin d’ignorer ta douleur, besoin d’être une sirène cruelle et insensible, besoin d’être un monstre sans coeur. Tu ne comprends donc pas? J’ai besoin de te détruire, qu’il ne reste plus rien. Qu’il ne reste plus rien, pas même un souvenir de toi. Pas même un sentiment d’attachement. Pas même une pointe de haine. Juste de l’indifférence. Et c’est uniquement à ce moment la que je te laisserai partir. Parce que ta déchéance m’aura reconstruite. Laisse moi mettre un terme à ce « nous » dégoûtant d’une belle manière, à l’image de ce qu’il a toujours été: un gouffre d’indifférence, illusoire et glacé.»
« Si les hommes s’accrochent aux souvenirs, c’est parce que se sont les seules choses qui ne pourront jamais changer »
» La peur, la peur, est ce que c’est une raison pour monter la barre aussi haut? En étant si bien, si exigeante personne ne peut t’atteindre. Pourquoi est ce que tu dois toujours repousser les limites? Pourquoi est ce que tu ne peux pas accepter d’être un être humain normal, qui crie, pleur, hurle, meurt de jalousie, qui puisse devenir fou et n’hésite pas à râler et s’engueuler violemment? Pourquoi est ce qu’il faut toujours que tu aies la froideur d’un ange? «
« Ça m’est tombé dessus, comme ça. Je ne l’ai même pas vu venir et d’un coup d’un seul j’étais dépassé. J’étais devenu le pantin d’un autre connard de dieu qui s’amusait à bousiller ma vie comme si il n’avait pas assez de la sienne. Je ne sais pas. Mais c’était comme ça. J’ouvrais les yeux, abandons, départs, pertes. Jusqu’à ce qu’il n’y est plus personne et que j’entende un » maintenant, les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer » dans ma tête. Mais moi tout ce que je savais c’est qu’à cause de ses conneries j’avais mal. Mal à m’en arracher les poumons à chaque inspiration. Mal à en crever et à emporter le monde avec moi. Parce que je n’aurais pas supporté de voir quelqu’un d’heureux en face de moi. Pas supporté de voir tout ces sourires, ces rires, ces amitiés superficielles et ces couples roucoulant stupidement sur les trottoirs. J’ai pêché, j’ai tout détruit. Mais ce n’est pas de ma faute… »
« Je danse jusqu’à rire, je prie le jour de ne jamais revenir. Je danse jusqu’à rire, la nuit la vie est moins pire. J’ai moins peur à vrai dire des vampires que de ton souvenir… »
Le changement. C’est tout en monde. Tout un symbole. C’est tout un univers qui tremble qui et qui frissonne. Toute une vie qui retient son souffle. C’est toute une vague d’espoir et de volonté qui s’insuffle à vos dépends et vous dit « continue, tu n’as plus le choix il n’y a personne pour te retenir maintenant ». C’est tout un assemblage d’artères et de ventricules qui palpitent furieusement dans votre cœur, jusqu’à le faire battre toujours plus vite toujours plus fort, toujours plus loin, toujours plus dangereusement, toujours plus incontrôlable, toujours sur le fil du rasoir. C’est tout ce sang secrètement en ébullition, tout se sang qui se déchaîne douloureusement comme un torrent brûlant dans vos veines. L’attente, les yeux fermés, comme si par ce simple geste on pouvait ralentir la cadence de la machine, avoir une emprise sur le temps qui passe, sur les hommes qui viennent et qui tracent une ligne éphémère sur les contours de votre âme avant de disparaître comme l’aurait fait de simples fantômes. Le changement, c’est une grimace, peinte au marqueur noir sur notre joli visage de poupée fragile. De peur de souffrance ou de joie, on ne saurait le dire. C’est le lot commun de l’homme. Ce moment tant attendu ou le maître de la terre, supérieur à tous par sa vertu et son intelligence hors norme prend enfin son envol pour se construire sa propre vie, on his own.
Mais je n’ai jamais été douée pour y faire face ; Si j’ai un jour prétendu le contraire, je vous ai menti. Je vous ai menti parce qu’il est toujours plus facile de se cacher faiblement derrière de grands discours et de grands airs intouchables plutôt que de dire « merde, je suis dépassée. Tu m’entends ? Je ne contrôle plus rien, ça va trop vite, trop loin et bon sang qu’est ce que je dois faire ? Qu’est ce que je dois faire ? »
La plupart des gens voient le fait de pouvoir se créer une nouvelle vie comme un évènement bénéfique, faute de connaître véritablement les coulisses de la scène. Il vous disent « regarde, tu pourras tout recommencer comme si rien n’avait jamais existé, comme si tu n’étais pas toi et que tu pouvais être celui dont tu avais toujours rêvé. Regarde, regarde ! Tu peux juste devenir quelqu’un d’autre, qui d’autre saura ce que tu étais avant ? Qui d’autre saura que tu as été la plus belle salope au monde avec celui que tu aimais, qui d’autre saura que même ta famille n’a pas voulu de toi ? Personne. D’un coup d’un seul en un claquement de doigt miraculeux tu seras quelqu’un de meilleur. » Et dieu sait combien on en rêve d’avoir cette vie la, de toucher le bonheur du bout de nos doigts de vie un rêve et non plus de rêver à une vie parfaite. Sans erreur, sans tâches, sans tout ces regrets qui nous bouffent le cœur en astiquant silencieusement des lames de rasoir sur nos nerfs en souriant.
Mais ce qu’ils ne disent pas, ce qu’ils ne savent pas c’est qu’il y a un prix à payer. Ce qu’ils ne savent pas c’est qu’il y a un avant et un après. Pour Avoir une nouvelle vie, il faut faire fi de l’ancienne. Et vous, vous croyez naïvement qu’on vous laissera le choix ? Le choix de garder ce a quoi vous tenez vraiment ? Revenez sur terre les enfants. Il y a un prix à payer pour avoir le luxe de maintenir la puissance de l’espoir, pour avoir le luxe de dire un jour « oui, je suis heureux » et ce prix il est simple. Pour pouvoir tout gagner un jour il faut d’abord tout perdre. Il faut accepter de voir les fibres de sont existence se réduire en cendre les unes après les autres, accepter de voir ceux que l’on considéraient comme nos amis devenir des étrangers définitivement plus sur la même longueur d’onde que nous, il faut accepter de voir nos rêves les plus enfouis fondre comme neige au soleil.
Et rester debout
7 décembre 2010
Un an, jour pour jour. Oh oui, cette date ne vous dis encore strictement rien, je sais. Mais pour moi, c’était le début de la fin. La fin de mon monde. La fin de la dernière personne qui m’y raccrochait. Elle est morte. Et qu’est ce que je dois dire ? Faire comme tout les autres, comme si encore une fois, rien n’était arrivé comme si elle n’avait pas existé comme si c’était un jour ordinaire dans une vie ordinaire ? Et laissez le tabou gouverner encore une fois mon existence ? Elle est morte et vous voulez que je vous dise ? La personne que j’étais avant est morte avec elle. Non ça ne me fait pas rien. Oui je l’aimais. Oui c’était ma tante et pas un fantôme. Oui c’était la femme avec qui j’avais fait 50 kilomètres pour acheter un pauvre paquet de danettes vanille. Et oui à chaque fois que j’ai ce désert dans la main je pense à elle. Oui je l’aime je l’aime malgré ces 10 ans d’absence et toute cette vie que je vais devoir passer sans elle et oui ce n’est pas de ma faute. Je n’avais rien demandé, je n’ai pas demandé de choisir entre mes parents et le reste de ma famille, je n’ai pas demandé qu’on me répète tout les jours de ne pas m’attacher parce qu’ils n’en avaient rien à faire. Oui elle me manque et tout les soirs je pense à elle, je pense à elle quand il neige, je pense à elle quand il pleut, je pense à elle quand je vois de la bolognaise en me disant que ça manque encore d’un pot de crème fraîche, je pense à elle en voyant des photos de Disney land paris et non je ne compte pas m’arrêter. J’aurais du leur dire ça. J’aurais du leur dire ça mais j’en suis encore incapable. Incapable de leur faire ouvrir les yeux. De leur dire, vos conneries à tous ne sont pas sans conséquences. Est-ce qu’un seul jour dans ma putain de vie vous m’avez demandez mon avis ? Est-ce qu’un seul jour vous m’avez demandé si ce n’était pas trop dur, comment je vivais la situation au lieu de vous retrancher dans le silence et la négation ?
Mais vous voulez savoir ? C’est trop dur. C’est trop dur, d’avoir l’impression de ne venir de nulle part, d’avoir l’impression de s’être élevée toute seule et de crever tous les soirs en pleurant pitoyablement dans son lit pour qu’ils reviennent. C’est trop dur de devoir répondre à chaque noël « non je n’invite pas ma famille ». C’est trop dur de devoir supporter vos sourires hypocrites et vos émissions de télé à la con pour palier le malaise et faire une fois de plus comme si j’allais bien, comme si je n’avais besoin de rien et comme si j’étais Complète. Je ne l’ai jamais été. Depuis 10 ans, je vis avec un trou béant dans la poitrine. Je prie, je crie intérieurement, j’enrage, je plonge. Et non, je ne peu plus faire comme si rien n’avait existé. Je ne peux plus. Je ne veux plus paraître. Je ne veux plus prétendre. Je ne veux plus faire semblant de ne pas avoir pleurer pendant des heures à la fenêtre les pieds nus dans la neige parce qu’encore une fois, je ne les voyais pas revenir. Je ne veux plus me taire.
Faites de beaux rêves. Mais sans moi.
31 Janvier 2010.
3 mois. C’est ce qu’il reste avant le grand saut. Les concours. L’école. Nouvelle ville. Nouvelle région. Nouveau mode de vie. C’est si court. Et j’en suis morte de trouille. Je suis sensée être fin prête au bout de ses trois mois. Etre arrivée au meilleur niveau. Etre fiable. Responsable. Adulte avant l’heure. Je suis sensée être allée au bout de moi-même. Je suis sensée être tout ce que ne je suis pas. J’ai toujours eu peur de m’engager, et de voir le bonheur s’échapper à la moindre trace de sentiment personnel. J’ai toujours fuis au moment ou j’aurais du continuer et m’accrocher à ce qu’il me restait. Oui, s’accrocher à une perspective de réussite même minime, même si tout se porte à l’encontre du but à atteindre, même si il n’y avait plus qu’un espoir fou. J’ai toujours fuis dès la première pointe de douleur. Je n’ai jamais réussit à pardonné, jamais réussi à oublier et j’ai toujours les mêmes phrases qui me cognent dans la tête.
« C’était juste un jeu, je n’ai pas eu l’impression qu’il y est eu quoi que se soit de spécial entre nous »
« Crèves en silence »
« Tu es un monstre »
« Tu me fais bander »
« Tu n’as pas de cœur »
« Je n’ai jamais rien ressenti pour toi »
« Arrête ta psychose »
« Je te déteste sort de ma vie »
Je ne m’adapte pas. Je vois le tueur. Je vois le risque, le danger, la douleur, l’abandon, l’absence. Je ne m’accroche pas, je file. Sans laisser la chance de me rattraper, sans même avouer que je suis perdue depuis longtemps. Je ne suis pas adulte. Je suis une petite fille fragile qui continue de faire ce qu’on lui dit. Ne pas s’attacher, et se fustiger en cas de faiblesse. Détruire, parce que c’est ce qu’ils ont toujours fait. Assimiler relation à abandon, parce que les choses en ont toujours été ainsi. Je ne supporte pas que l’on me touche. Je ne supporte pas que l’on m’approche. Je ne supporte pas de laisser sous entendre une quelconque parcelle d’affection. Je voudrais tout prendre et ne rien donner. Je voudrais jouer avec tout, tout avoir et ne rien rendre. Je voudrais être quelqu’un de plus beau. Quelqu’un de moins abîmé. Quelqu’un de plus attrayant. Je voudrais savoir ce qu’estime et fierté veulent réellement dire.
On voudrait tous changer. Et pourquoi au fond ?
Pourquoi est ce qu’il y aurait obligatoirement un comportement pré-établis que l’on devrait tous respecter pour obtenir le respect de nos congénères, qui se pavanent tout en n’étant pas mieux que nous ? On se hait, on se fustige, on ne voit que nos défauts parce que c’est tellement facile de voir le mieux chez les autres, d’y voir ce que l’on aimerait être, l’idéal que l’on souhaitera atteindre. D’y voir une perfection lisse et attrayante.
Mais ils ne vous diront jamais qu’ils sont aussi au fond du trou. Il ne vous dirons pas qu’ils passent leur temps à se déchirer parce que quoi qu’ils fassent tout le monde se fou de leur gueule. Ils ne vous dirons pas qu’ils se sentent seuls même entouré d’une marre de monde, qu’ils ne se souviennent plus du nom de la fille qu’ils ont baisés le dernier soir, ils ne vous diront pas que leur parents sont absents depuis qu’ils sont gosses, ils ne vous diront pas qu’ils ne supportent plus que leurs « amis » les jaugent tout les matins pour savoir si ils ont bien achetés les dernières ballerines à 200 euros. Ils ne vous diront jamais que leur vie manque plus cruellement encore de sens que la votre. Ils ne vous diront jamais qu’ils se sentent profondément inutiles. Il vous diront « sexe, bonheur et bonne humeur » avec une voix de parfaite cruche parce que ça fait vendre. Parce que ça leur donne l’impression d’être uniques et admirés .Parce que le peu qu’ils ont jamais ressenti leur a toujours fait trop mal, et parce que pour eux « les sentiments c’est de la merde », une merde qui leur tombe dessus et les fait plonger lorsque ça leur arrive. Ils ne vous diront jamais qu’ils vous envies, comme vous vous les enviez parce qu’ils « ont tout ce que je n’ai pas ».
Parce qu’ils finiront comme nous. Avec des souvenirs, des photos fanées, des regrets, et l’impression d’avoir tout foirer. Parce que la seule différence avec nous, c’est qu’ils ne l’avoueront jamais.
Et si jamais cela arrive, vous pouvez être sûre, que vous ne les reverrez pas…
…
« Je voudrais être comme toi ». « Souriante, charismatique… meilleure ».
Meilleure ?
S.
De nous deux, ça a toujours été toi qui me remontait le moral et m’encourageait en sortant de kholle. Toi qui avait confiance en toi et qui savait ce que tu voulais. Toi qui avait une famille formidable sur qui tu pouvais compter. Toi qui parvenait à supporter cette prépa seule et qui est passée de justesse sans jamais t’écrouler. Toi qui essayait de me faire rire en critiquant la prof qui me martyrisait. Toi qui passait ton temps à me taquiner. Et pour toi, je suis meilleure ?
S. Si tu savais. Si tu savais comme je t’admire au fond. Si tu savais comme j’ai peur de cette séparation promise après 2 ans de vie commune avec A. Si tu savais combien sous mes airs je m’en foutiste, j’en tremble. J’en frissonne sans parvenir à demander cette question qui me tiraille l’esprit depuis des mois. « On va se revoir, hein ? Je veux dire, après quand on sera toute en école dans des villes différentes. On ne va pas se perdre de vue ? On va rester en contact ? »
Comme si j’avais prévu de m’attacher autant. Comme si j’avais prévu de craindre autant le départ pour le simple et bonne raison que c’était me séparer d’elles. Elles sont mon monde, maintenant. Comme l’araignée qui tisse lentement sa toile et s’y accroche comme à sa survie.
Et après ?
Plus rien ne sera pareil. La EC2 si unie va se disperser aux quatre coins de la France, et ne restera de ses 2 ans que de rares souvenirs. Parce que la vie ne pardonne pas. Elle nous laisse vivre des moments tous plus beaux les uns que les autres avant de nous les enlever brutalement en disant « la récréation est finis les enfants ». Je me suis lancée là dedans sans savoir dans quoi j’atterrissais. Sans savoir qu’au bout d’un an j’allais devoir dire au revoir à 13 personnes plus belles les unes que les autres et voir ceux qui restaient en larme à terre en l’espace de quelques minutes. Sans savoir combien j’allais apprendre sur moi-même, mes limites, combien j’allais changer, combien j’allais me construire autour de tous ces repères. Sans savoir que c’était la chance de ma vie.
C’est mon monde. Et mon monde se désintègre dans 3 mois et 10 jours.
C’est moi qui l’ai choisi. Sans savoir. Sans savoir que pour tout ça, il y avait un prix à payer à la fin.
Et ce prix là, me semble bien trop lourd…
…
Et qu’est ce qu’il nous restera ?
Des photos, des coupures de vieux journaux. Des souvenirs, des larmes. Des sourires épuisés. On ne vous le dit pas. On ne vous dit pas tout ce que vous avez à perdre, avant de pouvoir gagner. On ne vous parle pas de cet horizon terrible qu’est l’attente. On ne vous parle pas des doutes, des sanglots, des jambes qui se dérobent sous votre poids. On ne vous parle pas de la souffrance. On ne vous parle pas de cette sensation d’abandon, planant au dessus de votre tête. On ne vous parles pas de tout ses miracles si longtemps espérés, que vous laissez filer à l’aube des années qui passent. On vous dit juste « l’avenir sera beau ». Mais l’avenir est loin. Pour vous, c’est le présent qui compte. Le présent qui s’effrite lentement sous vos yeux, sans que vous puissiez le retenir.
On vous dit, ne vous inquiétez pas, vous serez différents
Vous serez meilleurs
Personne n’en saura rien, de ce que vous étiez.
Personne, sauf la seule personne qui vous importe au fond : vous-même
Ce qu’ils ne vous disent pas c’est que depuis le début, ils vous mentent. On ne peut pas décider de naître en étant quelqu’un d’autre. La seule chose qu’on puisse faire, c’est essayer de s’améliorer encore et encore de garder la tête haute, de se battre, d’espérer, d’y croire mais ça parait si stupide. Nous nous sentons si stupide. Parce que ce n’est même pas encore réel. Parce que lorsque l’on croit sincèrement en quelque chose, on se sent toujours un peu idiot.
Et le monde lui ne croit pas, il dort.
Le monde préfère s’enivrer les sens, parce que cela fait moins peur que la réalité.
Que les sentiments.
Que les souvenirs.
Que nos faiblesses.
« Je danse jusqu’à rire, je prie le jour de ne jamais revenir. Je danse jusqu’à rire, la nuit la vie est moins pire. J’ai moins peur à vrai dire des vampires que de ton souvenir… »
Nous sommes un assemblage d’atomes d’échec, de regrets, de douleurs, d’expériences, de souvenirs et de pertes.
Nous ne pouvons rien effacer, sans perdre une part de nous même. Nous ne pouvons rien nier. Rien laisser de côté. Nous ne nous complétons que par notre dégoût de nous même. Nous sommes si beau, si supérieurs, nous sommes des hommes, des vrais. Nous sommes si laid, si faibles. Si prétentieux. Tout pour ne pas avouer qu’au fond, nous ne sommes rien. Rien face au temps, rien face à la mort, rien face à la perte, rien face au monde qui nous entoure. Rien face aux seules choses qui nous importent.
On ne vous parle pas de la sensation que l’on ressent quand on doit laisser filer la personne que l’on aime, parce que l’on sait que nous ne sommes pas la personne qu’il lui faut. On ne vous parle pas de la façon dont il se détruit intérieurement devant vous, jusqu’à ce que vous ne puissiez plus vous regarder en face. On ne vous parle pas de la douleur que vous ressentez à supprimer chaque messages, chaque je t’aime, même si ils restent illusoires. On ne vous parle pas de cette voix qui vous tiraille intérieurement, vous criant que vous êtes juste en train de tout foutre en l’air. On ne vous parle pas de ces illusions rassurantes que vous auriez pu garder, et qui finissent jetés dans la poubelle au fond du placard. On ne vous parle pas des flashes back qui vous hantes la nuit, de ses ombres immenses qui vous embrassent dans le noir comme seule la mort serait capable de le faire. On ne vous dit pas que ces ombres sont les cendres mouvantes de ceux que vous avez perdus. On ne vous dit pas que nouvelle vie ou pas, on n’y trouve toujours pas de sens. On ne vous dis pas non plus qu’il n’y a pas de miracles et que tout ce que vous fuyez fait partie de la vie, quelle qu’elle soit.
» Qu’est ce qu’il nous restera quand on aura coupé nos cheveux , qu’on sera devenu vieux.
Qu’est-ce qu’il nous restera, à part des taches sur les bras et la mélancolie arrière d’un concert.
Qu’est-ce qu’il nous restera, sinon des mondes anciens, Au fond lа-bas, dans la mémoire.
Des coupures des vieux journaux qui ne disent plus rien et la bohème qui nous allait si bien…
Qu’est-ce qu’il nous restera dans ces photos qui feront marrer nos gosses « Oh papa, t’étais beau lа » .
Oui j’avais juste 20 ans, avec les autres on a construit un autel à la gloire de ceux qui se sentent différents.
Qu’est-ce qu’il nous restera de nos vies d’artistes, se ce succès qu’on a attendu jusqu’au rides?
Qu’est ce qu’il nous restera quand vous penserez qu’on a tout dit, parce que la musique passe, c’est comme la vie.
Moi, il me restera mon amour pour toi ,des souvenirs de vous et j’en pleure déjа.
Alors je serre tes doigts, Je serre tes doigts, je serre tes doigts mon amour…«
Parce que l’espoir fait vivre, tout simplement.
Parce qu’au fond, l’espoir, c’est parfois tout ce qu’il nous reste.
Parce que les aveugles arrivent parfois à aller beaucoup plus loin.
Et au fond, qu’est ce qu’on s’en fou :
Nous sommes les premiers à nous taire…
Sweet dreams honey…
« Si les hommes s’accrochent aux souvenirs, c’est parce que se sont les seules choses qui ne pourront jamais changer »
« Finalement, ne changeons pas, cela vaut peut être mieux. Restons d’éternels enfants s’émerveillant devant chaque opportunité qui nous est offerte. Restons avec cet optimisme inépuisable, avec cette conviction innocente que rien n’est grave. Ce regard bienveillant sur le monde et cet air béat qui aujourd’hui nous semble plus que stupide. Restons avec chacune de nos valeurs, chacune des marques de respects clinquantes que nos parents nous on fièrement appris, nos rêves nos espoirs et nos illusions. Qui sait, peut être même que nous finirions par avoir envie de vivre, réellement.»
« Je danse jusqu’à rire, je prie le jour de ne jamais revenir. Je danse jusqu’à rire : la nuit, la vie est moins pire. Et j’ai moins peur à vrai dire des vampires que de ton souvenir… »
Rf@D














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